Namur-Luxembourg Le bébé de 16 mois s’est noyé dans son bain, le 20 mars. Les circonstances restent floues : les parents sont en prison, annonce La DH.

Nous sommes le dimanche 19 mars, dans le quartier de Bomel, derrière la gare de Namur. A 21 h 30, une ambulance est envoyée pour un bébé de 16 mois, noyé dans son bain.

Les circonstances du tragique accident domestique ? Le papa de la petite, occupé dans la pièce voisine sur son smartphone, l’aurait laissée sans surveillance dans le bain alors que maman était sortie.

Sur place , le SMUR pratique la réanimation sur la petite Loredana, inconsciente. L’ambulance, en route vers l’hôpital namurois le plus proche, est déviée vers Bruxelles : l’hôpital Saint-Luc et ses services à la pointe en pédiatrie offriraient de meilleures chances à la petite. Placée sous respirateur, en vain, Loredana a été débranchée le lendemain.

Date du décès : lundi 20 mars. Le petit corps rentre à Namur où vit toute sa famille et les funérailles ont lieu, douloureusement, mais normalement, le samedi 25 mars.

C’est le jeudi 6 avril que les parents de la petite sont arrêtés et conduits au poste. C’est là que, quelques jours plus tôt, plainte a été déposée. Plusieurs proches du couple et de la petite estimaient que le décès du bébé était suspect. Après vérifications, les enquêteurs découvrent que l’alibi de la maman ne tient pas, ce qui les pousse à investiguer plus loin.

Interrogés à la police de Namur, les jeunes parents de Loredana ont donné des explications différentes à la noyade, en se rejetant mutuellement la responsabilité… Des versions contradictoires, peu crédibles, floues, qui leur ont valu d’être présentés devant le substitut du procureur du Roi.

Après audition, ils ont été déférés devant le juge d’instruction dinantais, Olivier Bontjes, de garde ce jour-là, qui les a privés de liberté en attendant leur passage devant la chambre du conseil, ce mardi. Étant donné le flou qui régnait encore sur le décès de Loredana, le mandant d’arrêt à l’encontre de ceux-ci devait logiquement être confirmé pour un mois. Mais, à l’heure d’écrire ces lignes, les principaux intéressés n’avaient pas encore reçu la décision de la chambre du conseil.

Mardi matin, avait lieu également l’exhumation de la victime. Une étape douloureuse tant pour les proches que pour les enquêteurs. Le corps devait être autopsié ce mercredi, dans la matinée.

Depuis jeudi, plusieurs versions ont été racontées aux enquêteurs. Selon des sources proches de l’enquête, on pencherait vers un homicide involontaire. D’autres sources, proches des familles, parlent, elles, de violences… Un proche aurait participé à la préparation du corps au funérarium et aurait constaté des marques sur la peau de l’enfant de 16 mois. D’autres devoirs d’enquêtes restent à réaliser dont une reconstitution et l’audition des membres des deux familles.