Namur-Luxembourg

Les choses rentrent progressivement dans l’ordre au sein de l’institut d’enseignement spécialisé de Marloie. Il y a deux semaines, une épidémie de gale s’était déclarée dans cette école de 440 élèves. Les directions avaient finalement décidé de fermer l’établissement pendant une journée pour permettre à une firme spécialisée d’appliquer un produit acaricide dans les moindres recoins des bâtiments.

"Tout a été désinfecté, y compris les bus de ramassage scolaire", assure Michelle Crespin, directrice de la section secondaire. "Nous devrions pouvoir reprendre notre vitesse de croisière très prochainement. Les enfants réintègrent progressivement les cours avec une attestation du médecin garantissant qu’ils ne sont pas porteurs ou qu’ils ont été traités. Certains parents préfèrent garder leur enfant à domicile une journée supplémentaire, mais je ne peux pas leur en tenir rigueur. La dernière inconnue concerne la façon dont les familles vont gérer le problème en interne. Mais même si un enfant porteur de la gale devait se présenter, la rémanence du produit appliqué par la firme spécialisé devrait empêcher la propagation des parasites. Le problème, c’est que nous ne sommes pas le seul foyer. Mais de notre côté, tout a été fait de façon à ce que les choses se déroulent le mieux possible."

Le nombre de cas avérés pas encore établi

Certains au sein du corps enseignant déplorent des lacunes dans la communication de la part de la direction du secondaire. "La communication tardive a engendré une série de problèmes tels que l’absentéisme ou la perte de confiance des parents envers l’institution", observe un professeur sous couvert d’anonymat. "Nous avons appris que l’école allait être fermée par l’intermédiaire d’une interview accordée à la radio !"

La direction estime avoir pris toutes les mesures nécessaires. "Je ne pouvais pas mettre noir sur blanc des choses dont je n’étais pas certaine. Dès que j’ai été en mesure de rédiger une note de service avec des éléments clairs et concis, je l’ai fait."

Le nombre exact de cas avérés n’a pas encore pu être établi. La direction du secondaire estime qu’ils représentent 10 % des cas suspectés. Le personnel paramédical évoque des chiffres beaucoup plus élevés.