Namur-Luxembourg Le projet global à 54 000 000 d’euros reviendra au groupe néerlandais Dormio.

Le centre de vacances sur le plateau de Mont-Fat est de retour sur la table depuis quelques mois. Celui-ci prévoit la construction de 200 logements pour une capacité de 800 lits ainsi que la création d’une piscine accessible au public.

D’ici plusieurs semaines, "trois ou quatre" selon Michel Vossen, le directeur de la filiale belge du groupe hollandais Dormio, la demande de permis de bâtir devrait être introduite.

"On a lancé l’étude d’incidence et on est en train de finaliser les plans. Il faut aussi que le PCA (plan communal d’aménagement) soit adapté (lire ci-contre). On espère pouvoir avoir le permis pour la fin de l’année afin de commencer les travaux le plus rapidement."

Le groupe Dormio commence à s’impatienter et a déjà perdu assez de temps et d’argent là-dedans. "Ce projet n’est pas récent. Cela fait 7 ou 8 ans qu’on est dessus. On a déjà dépensé 2 000 000 d’euros dedans pour les diverses procédures, les architectes ou encore les quelques hommes qui travaillent dessus depuis toutes ces années. Maintenant, il faut récupérer cet argent."

Attrait touristique majeur

Pour récupérer cet argent, Dormio ne claquera donc pas la porte à Dinant. Sauf en cas de blocage total. "Avec tout ce qu’on a connu, je ne vois pas ce qui peut encore nous gêner. Si le permis de bâtir nous est refusé, alors on verra s’il existe une ultime solution. Et si rien n’est possible, alors ce terrain sera bon à accueillir des chèvres", précise ironiquement Michel Vossen.

L’homme fort de la filiale belge de Dormio en est convaincu, ce centre de vacances sur le plateau de Mont-Fat serait un attrait touristique majeur pour la région et pourrait rapporter gros financièrement.

Selon ses chiffres issus de plusieurs études, le chiffre d’affaires pour Dinant et tous ses acteurs avoisinerait les 14 000 000 d’euros par an.

"Et ce après quelques années, le temps que le centre soit lancé et connu. On estime qu’un touriste dépense 40 €/jour. Cela va de l’achat à la boulangerie aux transports en passant par les activités touristiques et autres. Cela permettrait à Dinant d’avoir des touristes toute l’année car il y a évidemment de nombreuses familles hollandaises et françaises qui se déplacent même en hiver. Cela serait pas mal pour la ville qui a souvent un air automnal", conclut-il.