Namur-Luxembourg Voici 4 des jeunes candidats qui figurent sur la liste menée par Pierre-Yves Dupuis.

Pierre-Yves Dupuis s’est lancé un challenge : proposer à Namur la liste la plus jeune pour les élections communales du 14/10, tant par le nombre de jeunes que la moyenne d’âge. Nous avons rencontré trois de ces jeunes décidés à faire bouger leur ville sous peine de la quitter bientôt accompagnés de Maxime Jonard qui, ayant déjà figuré sur les listes CDH, fait office de parrain pour leur campagne.

"On dit que les jeunes ne sont pas intéressés par la politique, mais je pense que c’est l’inverse, c’est la politique qui ne s’intéresse pas aux jeunes. Au conseil communal de Namur, la moyenne d’âge est de 50 ans", observe Julien Lemoine, 19 ans, étudiant en droit.

"Les jeunes voient que d’autres villes s’intéressent à eux et vont y vivre à l’âge où ils sont pleins d’idées et qu’ils pourraient créer des choses pour leur ville, soit bénévolement, soit en développant leur activité professionnelle", affirme Maxime Jonard. "C’est dommage car ils reviennent quelques années plus tard, mais pour se consacrer à leur famille. On arrive au constat que Namur est une ville endormie", poursuit-il.

"Déjà maintenant, on voit que Namur n’a rien à proposer ou presque en soirée alors on prend le dernier train pour Liège ou Louvain-la-Neuve et on revient le lendemain matin avec le premier train", raconte Loïc Demarteau, 21 ans, étudiant en sciences économiques, regrettant de déjà prendre l’habitude d’aller chercher ailleurs ce qui lui manque.

Pourtant, ils sont pleins d’espoirs de changement. "Moi, mes parents ont toujours été commerçants. Ils ont vendu des meubles, ont eu un night-shop et ma maman vend des vêtements et accessoires. Et rien n’est fait pour favoriser le petit commerce. Moi, j’ai envie de créer une plate-forme utile aux commerçants, quand j’aurai fini mes études", assure encore Loïc.

"Je crains devoir quitter Namur pour exercer mon métier dans le marketing numérique. Il y a un besoin à Namur comme partout ailleurs pour ce genre d’entreprises, mais elles se trouvent à Bruxelles et à Anvers. Namur doit se montrer plus attractive pour ces entreprises dans un secteur en développement", observe Nabil Shamss.

Quant à la concurrence entre les vieux pantouflards et les jeunes fêtards, il s’agit d’un faux débat. "Rien n’est organisé pour mélanger ces deux publics. S’il y avait davantage d’événements tous publics, sportifs ou autres, sur les places du centre-ville, on serait tous là-bas et personne ne se plaindrait de nuisances sonores."