Namur-Luxembourg

Les habitants du quartier connaissent bien Le Perron de l’Ilon, cantine/brasserie abritée au sein des Mutualités chrétiennes de Namur, mais accessible à tous et proposant des plats du midi à prix démocratique.

Dans les cuisines, ce sont des jeunes chômeurs inoccupés qui, supervisés par des professionnels, aident à la préparation des repas. Une façon d’apprendre l’horeca en le pratiquant au quotidien. "Ils restent entre 6 mois et 18 mois en fonction des projets professionnels de chacun et ressortent avec une formation de commis de salle (15 %) ou de cuisine (85 %)", explique Grégory Leclercq, le directeur de l’entreprise de formation par le travail.

Seul hic, la formation par le travail donne des compétences, mais pas de diplôme reconnu. Qu’à cela ne tienne : ceux qui souhaitent que leur formation soit certifiée et reconnue peuvent le faire via un accord avec le Cefor, école de promotion sociale de Namur. "Ils subissent un test de niveau, doivent aller apprendre des théories et techniques supplémentaires au Cefor un soir par semaine et réussir un examen", énumère Grégory Leclercq. L’avantage est double : "Non seulement ils complètent leur formation et peuvent accéder à des employeurs différents qui font le tri en demandant le diplôme. Mais ils sont valorisés puisque, pour certains, il s’agit du premier diplôme qu’ils vont obtenir après un parcours scolaire chaotique. J’ai vu des jeunes vraiment émus d’avoir réussi", témoigne le responsable du Perron de l’Ilon.

Depuis deux ans, sur les 60 à 70 jeunes qui passent par l’entreprise de formation par le travail, 24 personnes ont suivi ce module accéléré du Cefor et 16 d’entre eux ont obtenu leur qualification officielle. "Ce qui n’est pas mal du tout car ce module se passe le soir après leur apprentissage en salle ou en cuisine et n’est pas défrayé contrairement à la formation", souligne-t-il encore.

De nouveaux partenaires comme l’Atelier de Pontaury à Mettet devraient se joindre à l’initiative pour offrir un diplôme et de nouvelles perspectives à davantage de jeunes sans emploi.