Namur-Luxembourg 577 appartements acceptés en 2016 contre 262 l’année précédente.

Le visage de Namur change. Et le bilan du service de l’urbanisme pour l’année 2016 en témoigne. Ainsi, 577 appartements ont été autorisés durant l’année 2016, soit près de 80 % de la production de logements hors kots. En 2015, seuls 262 appartements avaient été validés en 2015. Cette augmentation correspond à l’attractivité de Namur, tant en ce qui concerne les particuliers que les promoteurs.

Mais aussi à la démographie. En 2025, on estime que Namur comptera 119 000 habitants, soit 10 000 de plus qu’en 2009. Ce qui représente plus de 4 000 logements supplémentaires à prévoir. Avec 737 logements validés en 2016 sur le territoire communal (160 maisons et 577 appartements), Namur n’est pas à la traîne.

"Ce boom des appartements qui atteint une proportion de 78 % s’explique notamment par un nombre d’opérations plus importantes tout comme l’aboutissement de grands projets résidentiels liés à la reconversion de site ", explique Stéphanie Scailquin, échevine de l’urbanisme.

Des exemples ? Le projet prenant place à l’ancien site de L’Avenir situé boulevard Mélot comptera 58 appartements. Les anciens établissements Bister de la rue de Dave seront reconvertis en 28 appartements. L’ancien couvent des Clarisses sera quant à lui transformé en 15 grands logements (principalement des 3 et de 4 chambres) assurant la requalification de ce bien repris à l’inventaire du patrimoine architectural de Wallonie…

Ces nouveaux appartements seront pour la plupart créés à Jambes (54 %) et Namur (34 %), mais aussi à Bouge, Saint-Servais et Erpent. Tandis que les nouvelles maisons seront construites à Flawinne (13 %), Wépion (10 %), Jambes (9 %), Saint-Servais (9 %) et Malonne (8 %).

En ce qui concerne les kots, il en va différemment. "Comme en 2015, une quarantaine de nouveaux kots de qualité ont été autorisés en 2016. Cela permet de suivre l’accroissement du nombre d’étudiants tout en tenant compte d’une légère suroffre", précise Stéphanie Scailquin qui ne désespère pas d’arriver à établir un cadastre des kots grâce au questionnaire distribué .

Cette offre excédentaire est mise en lumière par une enquête réalisée par le pôle académique de Namur en 2016. "On constate par exemple qu’en janvier plusieurs kots sont encore à pourvoir alors que des kots occupés ne sont pas connus de la Ville", conclut-elle.