Namur-Luxembourg Changements en septembre, lesquels affecteront moins les usagers qu’on le craignait.

La suppression de la ligne 11 à Saint-Servais l’an dernier avait traumatisé les Namurois. Le mouvement véhément de protestation qui en a découlé a lui aussi traumatisé les Tec. Si une bonne chose est sortie de ce mauvais souvenir, c’est le processus participatif dans le cadre du changement du bus 8 qui deviendra, à la rentrée, la ligne A.

Pour la toute première fois, l’institution Tec - qui gère les bus dans toute la Wallonie - a consulté non seulement des représentants de la ville, mais aussi la population sous la houlette d’Espace Environnement pour arriver à une situation qui ménage ses usagers au maximum.

Dans le plan qui a été présenté mardi en séance publique, le Tec a rencontré 82 % des remarques citoyennes et 17 % partiellement. Outre la consultation en ligne, quatre ateliers ont permis d’arriver à ce résultat qui ne voit pas baisser la fréquence des bus à l’exception de quelques arrêts en dehors des heures de pointe.

Soulagement pour les usagers

C’est un soulagement pour la plupart des usagers qui craignaient que leurs quartiers ne soient plus desservis qu’une fois l’heure, surtout aux extrémités de la ligne 8 (future ligne A) à Belgrade, Jambes ou Erpent.

Que s’est-il passé alors que les trois scénarios proposés par le Tec ne satisfaisaient pas les usagers ? "Nous avons fixé un rendez-vous supplémentaire et pris un mois pour examiner toutes les demandes à tête reposée afin de nous adapter", explique Simon Collet, directeur d’exploitation au Tec.

"Il y aura toujours des mécontents et sans doute nous continuerons à les entendre toujours plus fort que les personnes satisfaites mais objectivement l’évolution du projet ces derniers mois est impressionnante", note l’échevine de la Mobilité Patricia Grandchamps qui met en avant une flexibilité nouvelle au Tec qui doit respecter un budget constant tout en améliorant son offre.