Namur-Luxembourg Au total, la Ville compte 12 cimetières nature. Un changement considérable pour tous.

Les cimetières de nos communes changent peu à peu de visage suite notamment à la volonté régionale de limiter l’utilisation de produits phyto, menant à une interdiction globale de leur utilisation sur l’espace public d’ici 2019.

A Namur, une réflexion sur cette suppression est en cours depuis le début de la législature. C’est donc tout naturellement que la Ville s’est lancée dans l’acquisition du label Cimetière nature, décerné par la Région wallonne. Il récompense les communes et leurs équipes pour avoir participé à la densification du maillage vert global, au développement du potentiel d’accueil de la vie sauvage, à la prise en compte de la biodiversité, à la préservation de la santé des citoyens ou encore au respect de l’environnement.

Mercredi, ce ne sont pas moins de neuf nouvelles labellisations que Namur a obtenues. Ainsi, Bouge, Cognelée, Daussoulx, Erpent, La Plante, Wartet, Wépion, Wierde et Namur rejoignent Gelbressée, Marche-les-Dames et Lives-sur-Meuse, labellisés quant à eux depuis 2015. "Cette ambition a changé considérablement le travail de tous et cela a nécessité une réorganisation importante", explique Bernard Guillitte, échevin de l’Environnement et des Espaces verts. "Ce sont aussi des dépenses supplémentaires d’environ 90 000 euros, mais qui seront moindres d’année en année."

Gare aux amendes

Pour ce travail, les équipes peuvent compter sur des volontaires rémunérés, dont font partie des articles 60, des demandeurs d’asile ou des étudiants. "Pour certains, la Toussaint va être l’occasion de découvrir le nouveau visage de leur cimetière. Le tout dans un respect absolu des défunts", a commenté Muriel Guyot, responsable de la cellule de gestion différenciée. Car c’est aussi l’un des objectifs primordiaux du projet, à savoir la communication auprès des citoyens. "Nous travaillons sur une série de supports afin de sensibiliser et d’expliquer aux Namurois pourquoi nous travaillons de la sorte. Car pour beaucoup, une pelouse fleurie notamment peut être interprétée comme un manque de respect."

Par ailleurs, gare aux amendes ! Une redevance de 125 euros est désormais imputable aux Namurois qui utiliseraient notamment des produits chimiques pour l’entretien d’une tombe, détruisant ainsi tout le travail effectué.