Namur-Luxembourg Le bourgmestre a rappelé que le projet avait fait l’objet de nombreuses analyses.

En réponse à des inquiétudes et questionnements formulés par le conseiller indépendant Pierre-Yves Dupuis, le bourgmestre de Namur a tenu à mettre les choses au clair concernant le projet du téléphérique. Le contrat de concession du téléphérique sera en effet présenté pour approbation au prochain conseil du 28 juin, mais le conseiller s’inquiète d’une telle précipitation.

"Vous me parlez de précipitation alors que cela fait 5 ans que nous travaillons sur ce dossier. La première réunion du comité d’accompagnement date de septembre 2013, a répondu Maxime Prévot. Cinq ans que nous analysons en concertation avec la Région, la Ville et une série d’experts tous les aspects, qu’ils soient patrimoniaux, paysagers, administratifs, juridiques, financiers, environnementaux, biodiversité. Et tout cela a été à tel point considéré comme étant mûr et ayant répondu à toutes les objections, que le comité de certification du patrimoine a remis un avis favorable dans ce dossier."

Le bourgmestre a aussi rassuré sur l’absence totale de risque de déclassement de la Citadelle comme patrimoine exceptionnel de Wallonie. "Les experts du patrimoine ont d’ailleurs failli s’étouffer de rire lorsqu’ils ont lu cela dans la presse. Et nous avons veillé à le faire confirmer par le ministre du Patrimoine."

Pierre-Yves Dupuis s’est aussi inquiété du coût réel de maintenance pour les Namurois, puisque la Ville s’endette pour les 30 prochaines années. "Le principe d’une concession est justement de transférer les risques vers l’opérateur. Il n’y aura pas de coût caché de maintenance. Nous verserons un chèque annuel de 600 000 euros, point barre. Tous les enjeux relatifs à la maintenance, au personnel et autres, seront du ressort de l’opérateur privé", a expliqué le maïeur.

La demande de permis pour le projet du téléphérique sera rentrée en septembre, voire octobre, donc après l’octroi du certificat de patrimoine. Dans cette attente, les études sont poursuivies, notamment à propos des options architecturales. En guise de réplique, le conseiller a regretté l’endettement de 30 ans et l’absence de consultation populaire sur ce projet. Rappelons néanmoins qu’une enquête publique aura lieu au moment de la demande de permis.L.Do.