Namur-Luxembourg Le pèlerinage du souvenir reste un moment émouvant des "Wallos".

La police n’était pas là pour compter la foule, mais il semble qu’il y avait un peu moins de monde que l’an passé malgré un soleil inattendu qui a réchauffé les spectateurs.

Dès l’arrivée du cortège venant du Palais provincial, les différents intervenants ont été mis en place par les membres du Comité central de Wallonie (CCW).

Ensuite, la Musique royale de la police de Namur a précédé le vénérable drapeau remis par la ville de Namur en 1830 aux volontaires de Vedrin pour leur résistance à la porte Saint-Nicolas lors de la défense de Namur.

Vint le moment du dépôt de la gaillarde sur la tombe d’un soldat qui a donné sa vie pour notre liberté, comme l’a si bien dit le présentateur Eddy Caekelberghs, journaliste et humaniste (RTBF) : "Allez-y… Faites ce geste simple, mais hautement symbolique qui restera gravé dans vos mémoires."

Chacun piqua une gaillarde

Ce fut alors au tour des personnalités représentant les institutions de la Belgique de piquer une gaillarde dans une gerbe. A leur tour, les ministres Denis Ducarme, pour le fédéral, André Flahaut, pour la Fédération Wallonie-Bruxelles et Willy Borsus, ministre-Président de Wallonie se sont inclinés devant la gerbe aux couleurs wallonnes. Les différentes autorités civiles, judiciaires et militaires les ont suivis dans cette démarche patriotique. Pendant le lever des couleurs, la sonnerie Aux Champs a retenti, suivie de la Brabançonne, interprétée par la Musique royale de la police de Namur.

Cette année, le Comité central a veillé à coller avec l’actualité puisque le thème de ces Wallos était Vivre libres, ensemble, au-delà des différences. Un thème rappelé par le meneur de cérémonie.

Les réflexions d’Eddy Caekelberghs ont été inspirées avec éclectisme par Saint-Exupéry, Jean Jaurès et… Daniel Balavoine. "Croire n’est pas suffisant. Penser est nécessaire et savoir, c’est le but. Sans oublier le pourquoi…" Puis, il a exhorté les jeunes à s’indigner de ce qu’ils trouvent inique et insupportable : "Il y a pire que le bruit des bottes : le silence des pantoufles !"

La cérémonie s’est terminée par le lâcher de 70 ballons dans l’azur du ciel, par le Chant des Wallons et le Bia Bouquet, bien sûr ! Un vin d’honneur attendait tous les Namurois qui le souhaitaient au palais du gouverneur.