Namur-Luxembourg

Suite à différentes interpellations de parents d’élèves concernant le harcèlement scolaire, Oxygène a consulté les écoles du grand Namur.

"Seuls 4 sur 22 ont répondu présent. Ce qui démontre la problématique de la volonté de gérer ce phénomène en interne", s’inquiète Cédric Barbiaux, qui regrette le malaise et les tabous autour du sujet. "Je suis cependant ravi d’avoir été accueilli par certaines directions, qui veulent voir évoluer les choses et qui sont prêtes à s’aventurer dans un projet de structure officielle au niveau communal", poursuit-il.

Si la Ville de Namur a lancé une formation pour les élèves sur le harcèlement scolaire, "la direction d’un établissement m’a dit ne pas avoir reçu cette offre de la Ville", relaie le meneur d’Oxygène à Namur.

"Grand Frère"

Son idée ? Mettre en place une cellule avec la Ville, la police et les écoles (directions, centre PMS, etc.) dont un référent se déplacerait dans chaque établissement pour une formation et concertation avec les élèves du secondaire.

Ce référent, sorte de "Grand Frère" comme dans l’émission de télé, avec un visage connu de tous, développerait un sentiment de confiance dont les élèves ont besoin pour se libérer. Pourquoi un lien avec la police communale ? "Pour éviter que des parents aillent porter plainte parce que la direction tardait à réagir. Cela éviterait d’entacher les établissements par des sorties dans la presse qui ne servent qu’à attiser la peur, voire la colère."

Et ainsi, les harceleurs sauront que des sanctions tomberont.