Namur-Luxembourg En 2018, le Centre Croix-Rouge de Belgrade vise l’accompagnement individuel.

En cette fin d’année, ils sont 250 résidents au Centre Croix-Rouge de Belgrade, contre près de 600 à l’ouverture en 2015 dû à un accueil en urgence, hébergés au départ dans les hangars et sous tentes. Le centre a désormais une capacité de 300 personnes, grâce à la construction d’appartements.

Tant les infrastructures que l’organisation ont largement évolué en deux ans. "Nous avons beaucoup de fierté vis-à-vis de tout ce qui a déjà été accompli, et ce, même si le travail reste important. Nous avons déjà fait un grand bout de chemin et nous avons la chance d’avoir une équipe multiculturelle qui apporte beaucoup, mais aussi une excellente synergie avec le Collectif citoyens solidaires de Namur, qui s’implique énormément", explique Quentin Courtois, directeur adjoint à Belgrade.

"Le collectif permet notamment de créer du contact avec les résidents. C’est notamment en partie grâce à eux et la Mirena que des partenariats se sont formés avec des restaurateurs, la coopérative Paysans/Artisans, la cellule environnement de la Ville de Namur ou encore le musée des Arts anciens."

Un accompagnement individuel

2018 verra l’aboutissement d’un projet important : la mise en place d’un accompagnement individuel, déjà lancé dans d’autres centres d’accueil. "L’accompagnateur individuel est une personne de référence pour un groupe de demandeurs d’asile. Il leur propose un accompagnement adapté et lié aux étapes de leur séjour dans le centre, tant lors de l’accueil et de l’installation que tout au long de leur séjour dans le centre."

L’idée est de détecter les besoins spécifiques et les vulnérabilités de chacun pour mieux les accompagner et les orienter. Et ce, de manière complémentaire au travail des assistants sociaux.

De son côté, le Collectif citoyen poursuit la création d’une cellule de logement. En effet, lorsqu’un résident a obtenu son statut, il est invité à quitter la structure qui l’accueillait jusque-là. Or, l’accès au logement reste précaire et difficile, non seulement à cause de la langue, mais aussi face aux préjugés que peuvent avoir certains propriétaires. La cellule logement permettra la mise en contact du réfugié avec un bénévole du collectif qui l’accompagnera dans sa recherche de logement.