Namur-Luxembourg

Les neuf derniers centres d’accueil pour réfugiés, ouverts en 2015, durant la crise de l’asile, fermeront cette année. L’annonce du cabinet du secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), dans un communiqué, a fait l’effet d’une bombe dans les deux provinces où quatre centres sont concernés par la décision du gouvernement fédéral. L’inquiétude est vive dans les rangs du personnel.

A Stockem (Arlon), où 350 résidents sont accueillis actuellement, le directeur, Roger Martinez, est abasourdi. "On travaille dans un secteur précaire, certes, mais rien ne laissait présager d’une telle décision, affirme-t-il. En effet, Stockem a une capacité tampon de plus de 400 places et est le deuxième centre dont le coût de fonctionnement est le moins élevé en Belgique. La qualité de son intégration sociale a été reconnue."

Des emplois sont menacés

Les 44 salariés ont été informés de la fermeture d’ici la fin de l’année. Les volontaires de la Croix-Rouge ont décidé de se mobiliser pour les soutenir symboliquement ce mardi devant l’hôtel de ville d’Arlon, avant le conseil communal. "Il faut sauver le centre et les 44 emplois", résume Norah Flammang, bénévole. "Le personnel mais aussi les 200 volontaires s’investissent énormément. Nous nous battrons pour le maintien."

A Sainte-Ode, où 31 emplois sont menacés, le bourgmestre Jacques Pierre déplore une décision prise par des "dirigeants populistes". "Nous gardons l’espoir de conserver le centre. Une réunion est, en effet, prévue avec la Croix-Rouge et des représentants de Theo Francken, ce jeudi", indique-t-il.

A La Baraque de Fraiture (Vielsalm), le centre occupe 24 salariés. Trente mineurs d’âge non accompagnés y résident actuellement. Le directeur Daniel Schrauben se dit "surpris mais pas étonné". "Dès le départ, on savait que l’accueil était temporaire. Cela dit, après deux ans et demi, cette annonce, relativement violente, est surprenante. Le personnel est inquiet mais il est prématuré de parler de licenciement", conclut-il.