Nouvelle vie pour les carrières

L.S Publié le - Mis à jour le

Namur-Luxembourg

En terre andennaise, les carrières ont toujours été un sujet sensible.

Et pour cause. D’une part, l’activité d’extraction et les nuisances qu’elle peut engendrer suscite des levées de boucliers à chaque nouveau projet.

D’autre part, le sous-sol exceptionnel d’Andenne, qui est une véritable curiosité en Wallonie pour les scientifiques, explique que près de 11 % du territoire communal total soit repris en zone d’extraction au plan de secteur.

Que faire de ces terrains une fois qu’ils auront été exploités. Claude Eerdekens a mis ses services sur le coup voici plusieurs mois.

Un document de travail réalisé par Pavlos Corexenos, du service d’urbanisme et qui fait ses classes chez Bernadette Mérenne à l’ULG, est prêt à atterrir prochainement sur la table du collège. Les zones d’extraction à Andenne, ce sont 10,9 % du territoire, soit 941 hectares. Du très lourd. Par ailleurs, la Conférence permanente du développement territorial, un consortium d’université, prévoit pour Andenne une croissance démographique de 25 % d’ici 2040. D’où la nécessité de créer des logements et de l’activité économique.

Où ça ? Et pourquoi sur des anciennes carrières? "Sur ces 11 %, seulement un cinquième des surfaces est actuellement réellement exploité et environ la moitié est constituée d’anciennes exploitations, pointe Claude Eerdekens. Ici est le nœud du travail réalisé par nos services communaux, car il met en lumière le fort potentiel de reconversion directe ou indirecte."

C’est ici qu’un volet plus technique se joue, précisément sur ces notions de reconversion directe ou indirecte. Directement, cela signifie sur le site lui-même via un plan communal d’aménagement révisionnel (PCAR).

Autrement dit, on donne à ces terrains une autre destination. Mais il y a aussi une façon plus indirecte, qui permet de constituer une véritable monnaie d’échange. Au vu des surfaces concernées, c’est même un plein coffret de monnaie "Le Cwatupe (code wallon d’aménagement du territoire, de l’urbanisme, du patrimoine et de l’environnement, NdlR) permet de reconvertir des terrains non destinés à l’urbanisation moyennant compensation dans le cadre d’un PCAR", explique Pavlos Corexenos.

Publicité clickBoxBanner