Namur-Luxembourg

Les initiatives citoyennes fleurissent aux quatre coins du pays pour protéger l’environnement mais aussi la santé. Plusieurs habitants du quartier de Fairoul, sur l’entité de Walcourt, ont adhéré au projet "Quartier sans pesticides" lancé en mars 2011 par l’ASBL Adalia, en collaboration avec Natagora.

"Concrètement, les citoyens signent une charte dans laquelle ils s’engagent à ne plus avoir recours aux pesticides dans leur jardin , explique le chargé de projet au sein d’Adalia, Bastien Domken. C’est une sorte de contrat. Nous comptons sur la volonté et la motivation des participants pour réussir le projet."

Pour les aider à trouver des alternatives aux produits chimiques, les adhérents au projet ont la possibilité de suivre des formations dispensées par l’ASBL liégeoise. "Il y a moyen de jardiner sans pesticides. Cela est parfois plus difficile et demande plus de temps et d’investissement. Par exemple, pour enlever les herbes indésirables dans le gravier, il est préférable de les cuire avec de l’eau bouillante. Cette opération doit être renouvelée plusieurs fois avant d’arriver au but final. Mais le principal est de préciser que ces techniques sont meilleures pour la santé du citoyen."

Les communes sont également sensibilisées à cette problématique environnementale. Les ouvriers communaux ont la possibilité de suivre une autre formation.

A Fairoul, c’est un citoyen qui a eu connaissance de l’initiative d’Adalia. "J’étais impliqué dans un groupe d’action au sein du quartier et Natagora m’a parlé de ce projet pilote , explique Michel Noël. J’ai donc fait du porte à porte auprès des habitants pour leur faire signer la convention. Sur 52 maisons, 27 se sont engagées."

Ce bénévole passionné a également réalisé des panneaux qui ont été placés aux entrées de Fairoul. "Nous voulions surtout protéger le cœur du village qui est un fond de vallée avec une biodiversité exceptionnelle. Or, il y avait un projet d’urbanisation à cet endroit. C’était une aberration pour nous alors que le site est classé."

En adhérant au projet "Quartier sans pesticides", les habitants ont aussi voulu penser à eux. "Quand on protège la biodiversité, on se protège aussi puisque nous en faisons partie."