Namur-Luxembourg Cette campagne électorale aura été relativement agressive à Philippeville. Les petits jeux de sur-collage, d'arrachage de panneaux ou la sur-enchère d'affichage en certains endroits semblent avoir été monnaie courante cette année.

Le fait marquant de cette campagne, c'est sans conteste les tensions entre le groupe Agir Ensemble et le groupe PS. Pour rappel, le chef de file et président du CPAS André Demartin a été exclu du PS après qu'il ait signifié son ambition de mettre sur pied son propre mouvement. Certains membres du PS l'ont suivit et ont remis de ce fait leur démission. Comme souvent, dans toute séparation ou divorce, il reste des incompréhensions et des rancœurs. En faire un étalage public causera certainement des dégâts, mais pour qui ?

Cette semaine, Laure a été prise sur le fait en train de surcoller un message sur quelques affiches du groupe Agir : "CDH, chassé en 2012, les reprendrez-vous en 2018 ?". Contactée suite un post public, elle affirmait vouloir lancer un appel à la réflexion et envisageait, selon elle, de surcoller les autres groupes comme le MR ou le PS, mais rien a été fait.
Ce sont deux candidats du groupe Agir Ensemble qui l'ont coursée jusque Florennes. Selon eux, il y avait bien deux personnes à bord de la voiture. Pour eux, il n'y a guère de doute, un candidat est lié cette action. Il faut savoir que le compagnon de Laure n'est autre que Karl Bondroit, candidat PS. Dans notre entretient, Laure n'a jamais fait mention de ce "détail", mais elle soutient que ce n'était pas un membre du PS qui l'accompagnait, tout comme elle se détache de son compagnon pour cette action.
En réaction, c'est l'épouse d'André Demartin, Jacqueline Delaby, qui a empoigné le clavier pour soutenir son mari et s'adresse directement à son adversaire "Elle passe un temps fou à dénigrer précisément le travail de mon mari, de toute évidence aidée par son compagnon, et à rédiger de longues littératures". Dans ce même plaidoyer elle pointe ce que tout le monde pouvait attendre d'une campagne électorale "la discrétion est un atout majeur et bien plus bénéfique que la vulgarité balancée par certain(e)s". Une discrétion que tout candidat devrait respecter, mais c'est loin d'être le cas... Il y a une vie après les élections, et certains risquent d'avoir du mal à s'y remettre.


J.O.