Namur-Luxembourg

Durant quinze jours, huit jeunes de l’entité de Philippeville sont engagés comme jobistes au sein du Plan de cohésion sociale (PCS). Pour les trois que nous avons rencontrés, pinceau à la main à la fontaine Sainte-Geneviève de Vodecée, il s’agissait de leur premier travail d’étudiant.

Pour Jérémy, c’est sa sœur qui lui a conseillé de poser sa candidature. " Elle m’a dit que c’était cool et qu’on s’amusait bien ." C’est la maman de Charles qui l’a poussé à s’inscrire à cette opération Eté solidaire. " Ça te fera sortir de ta chambre ", lui a-t-elle dit, et Charles ne le regrette absolument pas.

Entrer en contact avec les jeunes

Samuel avait entendu parler de cette opération par des copains qui y avaient déjà pris part et qui étaient enchantés de ce qu’on leur proposait. Eline Laurent, leur accompagnatrice du PCS, abonde en ce sens. " C’est souvent par le bouche-à-oreille que les jeunes s’inscrivent pour l’opération Eté solidaire. En tant qu’éducatrice spécialisée, c’est un chouette moyen d’entrer en contact avec les jeunes. On ne les connaît généralement pas et eux non plus… mais après quinze jours de boulot ensemble, on tisse des liens. Et, généralement, le dernier jour de boulot, on se retrouve tous ensemble pour partager un barbecue. "

Car, en effet, durant ces quinze jours, les huit jeunes sont séparés en trois équipes, chacune est accompagnée par un travailleur du PCS et affectée à un chantier différent. Cette année, ils ont choisi de remettre en valeur un petit patrimoine oublié : une fontaine, un lavoir, une chapelle, une cour d’école, des barrières, un banc, une plaine de jeux, et cela, aux quatre coins de l’entité.

Pour un premier job, ces jeunes en ont fait des découvertes et des apprentissages, en partant de l’utilisation de la débroussailleuse, la manipulation des pinceaux, en passant par le maniement du nettoyeur à haute pression, ou la création de dessins à destination des enfants.

" Pour nous aussi, c’était une nouveauté, ce ne sont pas nos outils de travail de tous les jours, mais le résultat en vaut la chandelle, conclut Eline. On peut être fier de leur travail ."