Namur-Luxembourg

Ce jeudi, le conseil communal de Namur a voté une "consultation pour le financement des investissements pour un montant de 20 millions €". Il s’agit de mettre des banques en concurrence pour une série d’emprunts à court (5 ans), moyen (10 ans) et long terme (30 ans) afin de financer les budgets résiduels (hors subsides) des projets en cours.

"Si les taux restent ce qu’ils sont, on peut arriver à avoir des taux entre 1 % et 2 %", précise Marc Bruyr, directeur financier de la Ville, invité à venir expliquer cette matière un peu technique devant le conseil communal. "Tout se fera à taux fixes. C’est plus raisonnable aujourd’hui que d’émettre des obligations comme on l’a fait ces dernières années, ce qui devient risqué si les taux d’intérêt remontent." Il n’empêche que la manœuvre inquiète les conseillers d’opposition PS.

José Damilot craint qu’elle ne renforce encore l’hégémonie de Belfius (ex-Dexia et ex-Crédit Communal), seul organisme prêteur à la Ville de Namur.

"Je ne peux pas vous dire qui va remettre l’offre et à quel taux, cela dépend des banques et pas de moi", répond le directeur financier en évoquant certaines communes où l’on a eu des surprises récemment.

Antoine Piret s’inquiète que le cahier des charges ne donne pas assez d’importance au taux d’intérêt le plus bas. "Selon toute vraisemblance, avec le nombre de points attribués par critère, on pourrait in fine choisir un partenaire qui offre un taux de 0,2 % plus élevé que le taux le plus bas et perdre à terme une somme de 450 000 €, somme qui pourrait financer de beaux projets dans notre ville."

"Le service est aussi important. Quand on a des partenaires qui assurent le suivi, on peut arriver à une gestion dynamique de la dette, comme on l’a fait à Namur et qui nous a aussi permis de faire des économies", rétorque Marc Bruyr.

Le point a été voté majorité contre opposition, abstention des indépendants.