Namur-Luxembourg Belles boutiques et renouveau flirtent avec trafic de stupéfiants et vandalisme.

Une belle dynamique règne rue des Carmes à Namur. Si la rue a souffert du long chantier du Cameo, sa réouverture s’est accompagnée de l’installation de nouveaux commerces par des passionnés qui insufflent une dynamique positive.

Pour les boutiques originales, la rue des Carmes est the place to be. Les loyers ne sont pas identiques à ceux pratiqués rue de Fer et rue de l’Ange. La récup, le réemploi et l’upcycling y trouvent leurs lettres de noblesse, les circuits courts aussi.

La prime créashop encourage encore l’émergence de nouveaux commerces et les Namurois comme les visiteurs adhèrent à cette identité renouvelée dans la rue. Bémol : cette réhabilitation réussie entraîne un phénomène de gentryfication de cette rue élégante avec de belles façades Art déco.

Un espace vintage

Prochains à venir s’y installer : le Cowerkaffe ØLIi, qui a changé de concept en quelques mois et ouvrira bientôt. Et la boutique L’Empreinte belge qui va quitter la rue Godefroid fin décembre pour rejoindre l’espace libéré par l’ancien magasin d’outlet en face de chez Ramdam.

"Notre surface commerciale va diminuer de moitié, mais on aura un bel espace dehors avec une petite maison au bout pour abriter nos activités, nos ateliers et nos animations", explique Heloïse Richard qui a ouvert ce concept store qui propose exclusivement des produits belges il y a trois ans.

La Cafète avec ses tartines originales, soupes, quiches et desserts maison. On pourra boire un verre ou manger un bout dans un espace vintage sur des sièges et fauteuils regarnis par Céline Farcy, qui crée aussi bien en cuisine qu’en ameublement.

"Pour les créateurs, on va fonctionner par saisons. Il y aura toujours un vaste choix de produits alimentaires pour constituer des paniers garnis, un coin zéro déchet, un coin livres belges. Mais les espaces puériculture, accessoires pour dame, cadeaux pour homme, couture… changeront de collection tous les 3 mois environ", précise Héloïse Richard qui a trouvé un moyen de contourner l’espace réduit en relançant continuellement l’interêt des clients.