Namur-Luxembourg L’AIVE s’est dotée de "maîtres composteurs" pour sensibiliser aux vertus du compostage.

Alors que le nouveau Plan wallon des déchets préconise la généralisation de la collecte sélective des organiques à l’ensemble de la Wallonie, l’AIVE cherche à réduire sa production de déchets verts. Equipée depuis 2009 d’une unité de biométhanisation sur son site de Tenneville, l’intercommunale mise désormais sur la sensibilisation aux vertus du compostage pour limiter la facture des communes et des citoyens.

La qualité du tri

"Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas", souligne André Balon, président du secteur valorisation et propreté de l’AIVE. D’où l’importance de s’attacher à la prévention. "C’est pourquoi, nous avons formé notre équipe de conseillers en environnement aux techniques de compostage et de paillage pour leur permettre d’accompagner les communes et Monsieur Tout-le-Monde dans leurs projets de compost."

Auréolés du titre de maître composteur, les éco-conseillers sont désormais aptes à former des relais au sein des communes via des formations théoriques, du compostage dans les écoles ou dans les jardins partagés. L’occasion de rappeler quelques règles à respecter pour obtenir un compost de qualité, à commencer par la qualité du tri.

Les collectes sélectives effectuées par l’AIVE révèlent encore trop d’erreurs en la matière, de nombreux déchets plastiques finissant parmi les déchets organiques. "Ce n’est pas sans poser problème en cours de traitement, note Christophe Arnould, de l’AIVE. Il a fallu investir dans de l’équipement pour évacuer des déchets vers l’incinération, des emballages plastiques ou métalliques passent à travers le processus de digestion et contribuent à l’usure des équipements… Tout cela entraîne un coût qu’on répercute sur le citoyen. D’où l’importance de batailler sur cette problématique."

En 2016, les installations de Tenneville ont produit 23 000 tonnes de compost à partir de 37 000 tonnes de déchets organiques auxquels ont été ajoutées 27 000 tonnes de déchets verts. La même année, l’unité de biométhanisation a permis de générer l’équivalent en électricité à la consommation énergétique de 2 900 ménages.