Namur-Luxembourg Un montage montrait une élève en train de pratiquer une fellation.

Un nouveau scandale sexuel au séminaire de Floreffe ? Non, une "bêtise d’ado" selon la direction. Il faut dire que la réputation du séminaire de Floreffe avait été quelque peu écornée en mai 2016 quand l’affaire Snapchat avait été révélée dans la presse.

De quoi s’agissait-il ? Un compte Snapchat (une application gratuite quia la particularité de proposer des photos et vidéos pendant une durée limitée), intitulé SemFlo diffusait des photos des ados de l’école nus ou dans un contexte pornographique, à savoir en plein acte sexuel. Le directeur du séminaire avait alors porté plainte à la police locale de Floreffe contre l’administrateur, inconnu, de ce compte. L’affaire est à ce stade toujours en cours, mais elle avait particulièrement secoué l’école et les parents d’élèves au vu de la nature des documents diffusés et de l’âge des protagonistes.

Il y a une dizaine de jours, l’application a de nouveau fait parler d’elle à Floreffe. Une élève, âgée de moins de 15 ans, aurait réalisé un montage d’une condisciple, montrant celle-ci en train de pratiquer une fellation. Selon nos informations, la photo aurait été vue par de nombreux autres élèves. Le tout, sur le ton de la rigolade et ceci, sans que l’élève concernée n’en soit choquée.

Contacté par nos soins , François Lefebvre reconnaît l’incident. "Il y a bien eu un souci qui concernait deux filles. L’incident a été réglé en interne, discrètement. On parle ici d’une bêtise d’adolescents, pas de faits comparables à ceux de mai 2016. Quelles ont été les sanctions ? Je ne le dirai pas, nous ne communiquons pas à ce sujet. Cela a été réglé en deux jours. Ce sont des choses qui arrivent dans une école qui compte 1.100 élèves. Nous ne sommes pas dans un cas d’incitation à la débauche, il s’agit plutôt d’une bêtise ponctuelle."

Catherine Derdeyn, présidente de l’association de parents, n’était pas au courant de ces nouveaux faits. "Lors des incidents de mai 2016, la direction a bien géré la situation en la mettant dans les mains des personnes compétentes, à savoir la justice. L’école joue un rôle d’information et de prévention par rapport aux réseaux sociaux, nous n’avons rien à lui reprocher."