Un observatoire permanent

Laurence Brasseur Publié le - Mis à jour le

Namur-Luxembourg

Perdu dans la campagne chestrolaise, sur les hauteurs de Grapfontaine, là où le ciel n’est pas pollué par l’éclairage extérieur, l’observatoire d’astronomie et de nature n’est pas encore vraiment terminé, ce qui ne l’empêche pas d’être actif. Quatre animateurs occupent à plein temps ce lieu unique en Wallonie par son caractère permanent et généraliste.

Un projet mené à force de volonté par des amateurs membres de la section Centre Ardenne de la Société royale des cercles des naturalistes de Belgique et plus particulièrement par son président Giles Robert. "Le Forem a fait le gros œuvre. Les bénévoles se sont occupés des fondations, des peintures mais aussi des coupoles. Ce qui nous a fait économiser 160 000 € pour un budget de 500 000 €. Nous avons reçu un subside de 200 000 € du commissariat général au Tourisme et 50 000 € à peine de la commune. Ce projet dépasse le club d’amateurs que nous sommes. Nous voulons que l’astronomie entre dans la culture populaire", note Giles Robert.

Le site accueille actuellement un bâtiment central équipé d’un planétarium ainsi que quatre coupoles en construction dont une permettant un accès aux personnes à mobilité réduite. Les abords et un espace didactique doivent encore être réalisés.

L’observatoire fonctionne malgré tout depuis une année. Il a accueilli des enfants et des adultes à l’occasion de stages, de classes vertes, de visites ou de formation, des conférences s’y sont tenues ainsi que la nuit des étoiles filantes et autres soirées d’observation.

Mais l’observatoire veut aller plus loin encore dans ses activités. "L’observatoire doit être ludique. C’est pourquoi nous voulons organiser le concours de l’astronome de l’année lors d’épreuves manuelles et intellectuelles réalisées par équipes d’étudiants du primaire et du secondaire. L’Astro challenge interentreprises régionales ferait quant à lui concourir des équipes issues du monde des entreprises. Une marche permanente sur le thème des planètes touristique et pédagogique autour de l’observatoire" , conclut Giles Robert qui ne manque pas d’idées.

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