Namur-Luxembourg L'annonce du départ de Jacques Etienne, bourgmestre de Namur, dans la presse mardi matin, interpelle majorité et opposition, qui y voient une action électorale. "Tout s'est fait à couvert, un jour de conseil communal. C'est dire combien on accorde d'importance à cette instance démocratique", a indiqué Frédéric Laloux (PS), chef de groupe de l'opposition.

Bernard Guillitte, chef de groupe MR, voit une démarche purement électorale de la part de Maxime Prévot, député wallon et échevin cdH destiné à remplacer Jacques Etienne: "Il l'a dit à la radio: cela se passe huit mois avant les élections et cela lui permet de mettre un pied à l'étrier."

"Le bourgmestre est démissionnaire depuis le mois de juillet. Pourquoi ne l'avait-t-il pas annoncé à ce moment-là? Aujourd'hui, cela officialise une situation de fait qui était claire aux yeux de tout le monde. J'imagine que Maxime Prévot va abandonner quelques mandats pour être un bourgmestre à temps plein", a expliqué Eliane Tillieux, ministre wallonne et tête de liste PS.

Un conseil communal exceptionnel devrait avoir lieu avant la fin du mois afin de signer un avenant au pacte de majorité. Jacques Etienne redeviendra conseiller communal. "Au sein du groupe cdH, un remplaçant sera choisi pour l'échevinat de Maxime Prévot. A moins que les attributions ne soient remaniées", a indiqué le chef de cabinet du bourgmestre. Jacques Etienne devrait reprendre les mandats d'administrateur de la SNCB Holding et de président du conseil d'administration de la Sowaer (Société wallonne des aéroports).