Namur-Luxembourg

Le commerce en centre-ville ne se porte pas bien. Est-ce pour cela que les commerçants profitent de tout ce que la loi leur permet pour attirer le client ? Depuis le black friday, les promotions n’ont pas cessé.

"Les ventes conjointes nous permettent d’anticiper sur les soldes et de profiter de l’affluence des fêtes de fin d’année pour augmenter notre chiffre d’affaires, mis à mal pendant l’année", explique la propriétaire d’un magasin de vêtements qui fait tout pour contrer le climat morose. "C’est hypocrite car il suffit d’ajouter un bijou ou une babiole pour profiter de la remise, ce sont des soldes déguisés", avoue-t-elle.

Les promotions sont d’ailleurs à la hauteur de ce qui se pratique pendant les soldes : entre 25 et 50 % de réduction sur tous les articles à partir de deux pièces. "J’ai même vu un magasin qui proposait des ventes conjointes à partir d’un article avec des réductions croissantes", ricane une autre commerçante.

Les commerçants du centre de Namur attendent encore pas mal de clients cette semaine et pendant le week-end. La plupart sont d’ailleurs ouverts ce dimanche 31 décembre. "Pour les clients, c’est même plus intéressant de faire ses achats en ventes conjointes car il reste encore pas mal de stock dans toutes les tailles. La marchandise vient d’arriver pour certaines pièces. Alors que pendant les soldes, on doit vider les collections, il y a moins de choix", commente une vendeuse d’un magasin à la mode qui s’attend à vendre pas mal de tenues et d’accessoires pour le Nouvel An.

Sur le marché de Noël, par contre, l’ambiance est morose. "Malgré l’absence de pluie, les gens ne viennent pas en masse. Ils sont un peu plus nombreux le week-end, mais bien moins qu’avant. Et n’ont pas forcément envie d’acheter, plutôt de profiter de l’ambiance. Il faut ajouter à cela le manque de parking qui pose problème depuis deux ans. L’an prochain, je ne reviendrai pas", assure une vendeuse française de bijoux artisanaux.