Namur-Luxembourg Le collectif Mendiants d’humanité a interpellé les élus. Verdict le 7/9.

Le règlement mendicité est toujours en vigueur, mais son application suspendue à la demande du bourgmestre de Namur, chef de la police donc habilité à fixer des priorités.

Cela ne suffit pas au collectif Mendiants d’humanité qui a envoyé une lettre ouverte aux élus. "Nous, citoyens, associations et organisations, exigeons l’abrogation immédiate et définitive de ce règlement. Eu égard à l’importance et l’urgence de l’enjeu, nous vous demandons de nous faire part de votre réponse dans un délai raisonnable", dit le courrier.

Discussion animée en vue

Le collectif espère toujours la convocation d’un conseil communal d’urgence. Ce qui ne risque pas d’arriver. D’une part, le bourgmestre Maxime Prévot est en congé encore quinze jours, d’autre part parce que la question de l’urgence est relative.

Par contre, le scénario le plus probable est une discussion animée lors du conseil communal du jeudi 7 septembre, au cours duquel le règlement devrait être abrogé, Anne Barzin n’étant plus aux commandes et les humanistes étant réticents à le voter dès le départ.

D’autant qu’il n’a pas prouvé son efficacité jusqu’ici, entre les contre-ordres donnés à la police et la suspension de son application pendant les congés de l’abri de nuit. Les bandes organisées sont de nouveau bien présentes à démarcher les clients aux terrasses du centre-ville. A l’opposé, d’autres SDF tentent l’approche Ludwig, tout sourire, en souhaitant la belle journée aux passants.

"Bon sens"

A partir de ce moment-là, une véritable discussion pourra avoir lieu entre tous les intervenants - échevinats, associations, mendiants - dont la deuxième réunion est fixée à la fin août, mais dont il ne sortira probablement rien avant une décision de la Ville.

"Plutôt que tenter de cacher les plus vulnérables d’entre nous aux yeux de la population, ne serait-il pas plus digne des responsables élus, mandatés pour gérer au mieux cette ville, de réfléchir à des solutions plus humaines et plus durables, en concertation avec tous les intéressés, incluant tous les usagers de notre ville ?", questionne le collectif avec bon sens.