Namur-Luxembourg Après Qualibeef pour la société opérationnelle, la structure faîtière du groupe a changé de nom.

Les activités de l’atelier de découpe Qualibeef, sur le site de l’abattoir de Bastogne, n’ont pas encore atteint leur vitesse de croisière. En effet, si la récupération de l’agrément de l’Afsca a permis de rouvrir l’atelier le 19 juin dernier, l’absence de certification internationale pose problème.

"Nous n’avons pas encore récupéré les International Featured Standards (IFS), soit les certifications garantissant la sécurité des produits alimentaires, qui nous ont été retirés en même temps que l’agrément en mars dernier", explique la responsable qualité.

La procédure est en cours. "Un audit sera réalisé prochainement. La société Vinçotte doit, en effet, auditer Qualibeef avant de lui décerner les documents ad hoc."

Equipe réduite

Dans ce contexte, le travail à l’atelier de découpe se poursuit avec une équipe réduite à raison d’une journée par semaine. La plupart des ouvriers sont, par conséquent, toujours au chômage économique.

"Actuellement, nous travaillons avec des clients locaux, des éleveurs et des bouchers de la région de Bastogne ", poursuit le responsable. "Tant que nous n’avons pas récupéré l’IFS, nous ne pouvons pas commercialiser la viande dans la grande distribution et, a fortiori, retrouver les volumes de découpe antérieurs."

La société opérationnelle, à savoir la SA Veviba, rebaptisée Qualibeef, n’est pas la seule à avoir changé de nom. La structure faîtière a fait de même. "Le groupe Veviba est devenu Anlofia le 27 juin dernier", précise Me Patrick Hofströssler, l’avocat de la famille Verbist.

Entrepôt frigorifique toujours sous scellés

"A la suite des événements que nous avons connus et des soupçons de fraude liés à Veviba, c’était une nécessité commerciale de trouver un nom neutre pour relancer les activités."

La même stratégie de changement de nom après un scandale alimentaire a, on s’en souvient, été mise en place au sein de la société Viande de Liège, devenue le groupe Derwa.

A Bastogne, à la suite de la perquisition du 28 février dernier, l’entrepôt frigorifique est toujours sous scellés. L’instruction se poursuit.