Namur-Luxembourg

L’histoire commence en 2015 au collège Notre-Dame-du-Bonlieu (CNDB). Une jeune fille de 15 (ou 16 ans au moment des faits ?) flirte avec son professeur, Shachar W. (41 ans aujourd’hui).

Après quelque temps, les deux tourtereaux passeront à l’acte à trois reprises. Prise de remords, la fille se réfugie ensuite dans les bras d’un second enseignant : Geoffrey B. Là aussi, c’est le coup de foudre. Ils auront six relations sexuelles ensemble.

L’affaire éclatera notamment à cause de l’âge de la jeune fille. Mineure ou pas à l’époque ? Les versions étaient divergentes. C’était un des points sur lesquels le réquisitoire avait porté, lors de l’instruction d’audience en mai dernier. "Ça change tout en matière pénale", clamait Dimitri Soblet, l’avocat de la défense. Ce dernier n’hésita pas non plus à qualifier les comportements des deux professeurs, coupables d’avoir entretenu des relations sexuelles avec sa jeune cliente, de "dégueulasses".

Ils étaient pourtant mariés et avaient une famille. "Il ne faut pas déplacer le débat. Ils se plaignent d’avoir perdu leur emploi et leur réputation. Ils déplorent les effets collatéraux de cette affaire sur leur épouse et sur leurs enfants. Mais il y a des faits. Il y a une vérité. Ils ont profité d’une jeune fille vulnérable et ont couché avec elle".

Suite à ces aveux , les deux professeurs avaient été écartés de leur fonction.

Devant le tribunal correctionnel d’Arlon, ils reconnaissaient avoir franchi les limites et étaient désolés. "Je regrette de ne pas avoir été assez intelligent que pour avoir mis un terme à cette relation", dira le premier prévenu, Shachar W. "Je suis une thérapie pour comprendre pourquoi je suis tombé dans un tel engrenage", ajoutait Geoffrey B.

Le verdict est tombé : Shachar W. est condamné à six mois de prison, mais avec un sursis total durant trois ans.

Seul l’attentat à la pudeur a été retenu. Geoffrey B. a été acquitté.