Namur-Luxembourg RTL-TVI, en restructuration, jette l’éponge. Et aucun autre candidat en vue.

Le ton était déjà donné cet été, lorsque RTL-TVI annonçait qu’elle ne comptait pas être candidate à sa succession pour l’organisation des prochaines fêtes de Wallonie à Namur.

Depuis, deux appels d’offres ont été lancés. Le premier offrait 100.000€ de dotation à l’organisateur des grandes scènes. Personne n’a répondu. Le second a monté le montant à 150.000€, mais n’a pas remporté plus de succès.

Explications ? "J’ai pour principe de ne pas avoir de contacts avec les candidats éventuels pendant l’appel d’offres, de manière à ce que l’on ne puisse pas mettre en doute l’impartialité de la Ville", explique l’échevine des Fêtes Anne Barzin. "Mais il me revient que le choix de la place des Cadets n’emballe pas grand-monde parmi les organisateurs potentiels." Or il faut bien remplacer la place des Casernes qui ne sera plus disponible cette année, elle-même remplaçant la place du Grognon en travaux pour les Wallos 2016 et 2017.

Autre raison probable à ce manque d’engouement : le contexte économique. "Il semble plus difficile qu’avant pour les organisateurs d’attirer des sponsors", avance Anne Barzin.

Un troisième appel d’offres va être lancé sous peu. "On n’augmentera sans doute pas la dotation, mais on va sans doute assouplir le cahier des charges qui est très contraignant pour les organisateurs. On est en train de retravailler les obligations", révèle prudemment l’échevine des Fêtes qui ne veut pas vendre la mèche avant d’avoir évoqué et étudié le dossier en collège communal courant janvier.

Un changement d’endroit serait aussi envisagé. Mais quelle place serait suffisamment grande pour accueillir une des grandes scènes ? L’esplanade de la Citadelle ? "On n’a pas tellement le choix. On ne va pas déloger d’autres partenaires importants qui sont le Comité central de Wallonie et les quartiers pour installer une nouvelle grande scène", commente encore l’échevine.

À neuf mois des Wallos 2018, la question demeure : seront-elles à la hauteur ? On sait que les contrats des groupes se négocient un an à l’avance ou presque. Si aucun candidat ne répond au prochain appel d’offres, l’événement pourrait tout simplement être remis en question, faute d’artistes de renom disponibles pour se produire à Namur ce week-end-là. D’autant qu’avec les années, d’autres villes, concurrentes, proposent des fêtes de Wallonie avec des affiches prestigieuses : Liège, Charleroi…

Anne Barzin reste optimiste. "On imagine que ce doit être une chaîne de télé qui organise les grandes scènes, mais pas forcément. D’autres types de candidats peuvent se manifester."