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Médias - internet

Radionomy monte en puissance

Pierre-François Lovens

Mis en ligne le 25/03/2009

La start-up belge, en plein essor, vient de boucler une augmentation de capital. Radionomy prévoit d’accueillir quelque 5 000 webradios avant l’été.

Apparue sur la pointe des pieds à l’automne 2007 dans le nouvel univers des radios en ligne ("webradios"), la société belge Radionomy a le vent en poupe. Elle a confirmé hier le bouclage d’un nouveau tour de table financier. "Malgré un contexte très difficile, nous avons pu opérer une levée de fonds qui porte le total des capitaux investis dans Radionomy à 1,5 million d’euros", détaille Yves Baudechon, l’un des quatre fondateurs belges de la start-up.

Cette levée de fonds - à laquelle a pris part un investisseur français préférant garder l’anonymat - était devenue indispensable pour assurer le développement de Radionomy. Les 500000 € de mise de départ ont permis, à partir d’avril 2008, de lancer le projet à destination du grand public (belge et français, pour l’essentiel). L’afflux de candidats à la création d’une webradio a toutefois rapidement mis l’infrastructure technique à rude épreuve. Avec le nouveau million d’euros injecté dans la société, Radionomy va pouvoir investir dans de nouveaux serveurs et augmenter de manière sensible ses capacités en bande passante. "Cela signifie concrètement que l’on va pouvoir ouvrir le service à un plus grand nombre de personnes et mener des actions marketing, confie M. Baudechon. D’ici à la fin du mois d’avril, il n’y aura plus de file d’attente. Toute personne désireuse de créer sa radio sur Radionomy pourra le faire immédiatement".

Priorité à l’Hexagone

Actuellement, la plate-forme accueille déjà 1 000 webradios (à majorité musicale). Radionomy annonce que le cap des 5 000 sera franchi avant l’été. "Une centaine de projets nous parviennent chaque jour, dont la moitié en provenance de Belgique et de France". Le marché français est clairement devenu la priorité des dirigeants de Radionomy. La société, qui emploie une dizaine de personnes, dispose d’un bureau à Paris. "Dès le démarrage, nous avons ciblé naturellement et volontairement la France. Aujourd’hui, sans du tout renier la Belgique, Radionomy se positionne comme un acteur du marché français", explique Yves Baudechon.

Les chiffres d’audience sont en effet assez éloquents sur cet ancrage français. D’après une étude Médiamétrie/NetRatings de décembre dernier, Radionomy peut se prévaloir d’une audience mensuelle de 869 000 visiteurs uniques, ce qui positionne la société à la 9e place des sites musicaux et à la 2e place des sites de "streaming" de musique en France (derrière Deezer mais devant Last.fm). Et si on compare décembre à septembre 2008, Radionomy affiche une audience quasiment triplée (+ 174 pc).

"L’audience à laquelle Radionomy donne accès aux annonceurs devrait rapidement passer, d’ici l’été 2009, de 500 000 à 1 million d’auditeurs par jour", assure M. Baudechon. Pour rappel, la création d’une webradio sur Radionomy est gratuite. Les créateurs ont accès à une bibliothèque d’environ 100 000 morceaux musicaux, ainsi qu’à des jingles des contenus audio. Libre à eux, ensuite, d’ajouter leurs propres contenus (interviews, émissions, etc.). Radionomy prend à sa charge le paiement des droits d’auteur en intégrant, à petites doses, des spots publicitaires. "On vient de vendre nos premières campagnes en France malgré un contexte publicitaire difficile".

Pour l’heure, la très grosse majorité des webradios présentes sur Radionomy émanent de particuliers. Mais de nouveaux "entrants" ont mordus à l’hameçon, tels que le quotidien français "Libération" ou le Parti socialiste belge.

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