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Étude

L’étude Interphone contestée avant sa sortie

Mis en ligne le 31/08/2009

Quatre ans que le texte final de l’étude Interphone se fait attendre. Cette étude est la plus large enquête sur le risque de tumeurs cérébrales pouvant être lié à l’usage d’un téléphone portable. Elle a été entamée en 2000 par le Centre international de recherche sur le cancer, dépendant lui-même de l’Organisation mondiale de la santé. Quatorze publications intermédiaires ont pourtant déjà vu le jour. Elles présentent, entre autres, un résultat inattendu : l’utilisation d’un téléphone portable protègerait l’utilisateur des tumeurs. Un très récent rapport intitulé "Cellphones and Brain Tumors : 15 reasons for concern" (NdlR : "téléphone mobile et tumeurs cérébrales : 15 raisons de s’inquiéter"), s’attaque à la méthodologie de l’étude Interphone. Le rapport pointe notamment un biais de recrutement des individus composant le groupe étudié, concédant cependant qu’il était peu aisé, en 2000 de trouver des utilisateurs "longue durée" en dehors d’une population urbaine de plus de trente ans.

Autres critiques : Interphone ne prend en compte que certaines tumeurs cérébrales - les plus répandues - et écarte des résultats les sujets décédés ou n’étant plus en état de répondre.

Interrogé par "Le Monde", le professeur Bernard Bégaud, de l’université de Bordeaux II, partage les conclusions du rapport mais pointe cependant une contradiction à réclamer à la fois l’inclusion d’enfants dans l’étude Interphone tout en demandant davantage d’utilisateurs "longue durée".

Ultime biais dénoncé : la participation d’industriels au financement de l’étude.

Les responsables d’Interphone n’ont pas encore réagi à cette publication.

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