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Windows? 25 ans déjà
Patrick Van Campenhout
Mis en ligne le 21/10/2009
L’histoire des versions de Windows ? Chez Microsoft où l’on a d’autres chats à fouetter avec le lancement de la version 7, on nous renvoie aux sites internet spécialisés, comme www.maximumpc.com qui a reconstitué une ligne du temps des versions du système opérationnel de Microsoft.
On oublie donc la toute première réussite commerciale de Bill Gates, fondateur de Microsoft, le DOS (Disk Operating System) pour passer au premier né de la famille Windows (fenêtres), qui n’est autre que la première version graphique (GUI ou Graphic user interface) de ce système opérationnel (OS ou operating system) permettant d’activer les différents programmes – traitement de texte, tableur, base de données – d’un simple clic de souris… Comme sur des ordinateurs diffusés à l’époque par une entreprise d’avant-garde : Apple. C’était en 1985, un an après le début de la commercialisation des premiers “personal computers” (pc) d’IBM. Naissance d’un standard informatique pour les entreprises et le public, à l’échelle mondiale, et naissance d’un OS destiné à succéder à la version 5.0 du DOS. Un standard ? Il faut se souvenir qu’à l’époque, la politique commerciale de Microsoft était orientée sur deux axes précis : un accord de distribution juteux de son OS avec IBM sous forme de royalties, leader du marché mondial, une absence de protection permettant la copie aisée de l’OS, et… une diffusion rapide de ce dernier. On verra plus tard que ce modèle évoluera pour faire “banquer” les clients liés par l’habitude ou la paresse à cet OS et à ses sous-produits.
C’est en 1987, selon le compte-rendu de MaximumPC, que Microsoft sort la version 2,1 de Windows, destinée à suivre l’évolution des machines d’IBM, dotées de processeurs de plus en plus rapides. Cette version permet notamment de tirer parti de la mémoire étendue des processeurs Intel 386. Mais on reste clairement à l’époque au principe d’une course-poursuite et d’une copie (éhontée) de l’OS utilisé par Apple sur ses machines. Mais à une plus grande échelle, IBM restant le principal joueur du marché des ordinateurs de petite dimension. Au même moment, Microsoft entame l’élargissement de sa présence sur les machines en lançant la première version du tableur Excel destiné à Windows, premier maillon de sa suite bureautique Office. Pour la petite histoire, et pour décrire la stratégie commerciale agressive de Microsoft, Excel est aussi destiné à occuper une place prise par le tableur développé par Lotus Software (Lotus 1-2-3). Lotus Software finira d’ailleurs dans le giron d’IBM, devenu au fil du temps concurrent de Microsoft sur le terrain des OS.
C’est en 1990 que la version 3.0 de Windows explose grâce à la décision de certains constructeurs de PC (dénommés à ce moment “IBM Compatible”) de pré-équiper les machines de ce système graphique qui “recouvre” toujours le DOS. Mais dans le même temps, Microsoft développe un OS graphique destiné aux pros, moins convivial et rigolo que le Windows classique qui permet de passer d’un programme à l’autre en cliquant dans des fenêtres (d’où le nom…), mais qui est plus stable, Windows NT. C’est que la popularité de Windows fait naître des vocations chez les développeurs de programmes, et que la masse d’applications disponibles pousse de plus en plus d’utilisateurs à adopter cet OS, en dépit de problèmes récurrents comme son embonpoint en termes de mémoire utilisée, et son instabilité chronique. En 1992, la version 3.1 de Windows montre des évolutions graphiques toujours plus séduisantes. Un an plus tard, on compte 25 millions de licences reconnues qui cachent des millions de copies pirates. Windows a fait son nid, et envahit le monde. Sa force de frappe financière suffit d’ailleurs à repousser les attaques menées par Apple qui tente vainement de faire valoir ses droits sur l’interface graphique développée par Microsoft.
Microsoft est devenue en quelques années un géant mondial du secteur, et c’est à l’échelle mondiale aussi qu’est lancée la version Windows 95 entamant un détachement progressif de la couche logicielle de base (DOS) qui tourne en arrière-plan. C’est aussi en 1995 qu’Internet entre dans la vie des utilisateurs de PC. Avec à la clé un logiciel – Internet Explorer – destiné une fois encore à prendre la place de logiciels légers et malins développés par des concurrents. Le principe de cette stratégie dérange, aux Etats-Unis d’abord, en Europe ensuite, qui fait naître une longue série de poursuites judiciaires contre Microsoft accusée de pratiques anticoncurrentielles. Une fois encore, Microsoft sort l’artillerie lourde, grâce à son imposant trésor de guerre.
Arrive Windows 98 (en 1998), puis la seconde édition de cette version (Second Edition) Window 98 SE. Et puis, c’est la course aux nouvelles versions, génératrice chaque fois de recettes rapides à l’échelle mondiale : Windows 2000, Windows me (Millenium Edition), puis XP qui est lancée en 2001 et apparaît comme une version très stable, compatible avec les machines haut de gamme (64 bits) utilisées dans les environnements professionnels. Xp sera toutefois suivie d’une foule de mises à jour, et de versions plus stables (service packs 2 et 3) dans les années qui suivent. Le logiciel d’exploitation Windows est présent sur la plupart des machines dans le monde mais souffre toujours d’un gros défaut : il est relativement facile à copier. En 2006, Microsoft qui voit des milliards de dollars lui échapper, lance un piège géant destiné à piéger les utilisateurs de copies pirates : le WGA pour “Windows Genuine Advantages”.
Le principe ? Un système qui identifie les machines et les licences logicielles, et qui bloque à terme l’OS sur les machines non identifiées. Ce piège est diffusé sous forme d’une mise à jour critique, et va forcer les utilisateurs de base à acheter un logiciel ou un matériel pré-équipé. Les actionnaires de Microsoft sont habitués à une croissance continue de la valeur de leurs titres ? Microsoft tente de faire entrer du cash en lançant trop vite en 2007 une version soi-disant révolutionnaire de son OS, Windows Vista, chère, lente et dénuée de véritables nouveautés. Des milliers d’utilisateurs cherchent à revenir à la version antérieure (XP)… En théorie, ces utilisateurs déçus devraient retrouver dans Windows 7 un OS de premier plan.
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