Les smartphones et tablettes, pas toujours les bienvenus au boulot
La moitié des entreprises belges les refuserait. Pourtant, les employés disposant d'un smartphone, d'une tablette ou d'un ordinateur portable préfèrent utiliser leur propre matériel.
- Publié le 28-03-2012 à 12h30

La société d'édition de logicels de sécurité informatique Trend Micro a commandité une étude sur le degré d'acceptation du matériel propre des employés dans les entreprises. Ce que l'on appelle plus communément le phénomène "BYOD" pour "Bring Your Own Device" est en effet une tendance lourde: les employés disposant d'un smartphone, d'une tablette ou d'un ordinateur portable préfèrent utiliser leur propre matériel.
Les résultats de cette étude menée notamment en Belgique sont surprenants: 57% des entreprises sondées n'autorisent pas l'utilisation d'équipements privés sur le lieu de travail. Principales raisons invoquées: des connaissances trop limitées en matière de sécurité et de vie privée (39%) et le risque de voir données privées et professionnelles se mélanger. Rien d'étonnant dès lors à ce que 45% des employés belges interrogés confirment que leur société ne dispose d'aucune charte Bring Your Own Device (BYOD) - un pourcentage qui s'avère par ailleurs être le plus élevé parmi les pays européens analysés.
Les entreprises belges sont aussi inquiètes des applications mobiles qui pourraient s'avérer être des sources de distraction ou de risque: elles bloquent les jeux (93%), les sites de réseaux sociaux (71%), les lecteurs de streaming (68%) ou même l'accès à Internet (27%), mais aussi les tableurs (23%) ou les applications courriel (19%).
Pour le patron de Trend Micro Belgique, Patrick Dalvinck, il devient pourtant "très difficile de refuser les machines des employés. Les produits de sécurisation de type "mobile security" existent, mais il manque surtout des règlements (policies) spécifiques qui prennent en compte les exigences des employeurs et celles des employés".
