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JO tout feu tout flamme

M.C. (St.)

Mis en ligne le 07/02/2012

La torche olympique enflamme la Grande-Bretagne : villes et villages brûlent d’impatience.

Prétexte pour mettre en évidence l’artisanat local et les traditions nationales, le passage de la torche olympique attise les passions en Grande-Bretagne. La flamme, allumée à Olympie à l’aide de rayons du soleil concentrés dans un miroir, voyagera, à partir du 18 mai, dans les mains de 8 000 Anglais surexcités. L’effervescence qui entoure l’événement traduit la volonté des citoyens d’afficher, de manière plus ou moins loufoque, leur folklore, encore bien vivant. Bal costumé “british”, chasse au fromage ou course de sacs de laine ; des coutumes aussi diverses que farfelues accompagneront le parcours de la flamme symbolique.

Dans les environs de Gravesend, les femmes se déguiseront en Pocahontas ; à Brighton, les résidents pratiqueront le “jardinage de guérilla” et disperseront des bombes de fleurs sauvages le long du chemin. La musique et le théâtre trouveront aussi leur place dans ce grand show national : orchestres de cuivres, chœurs et troupes d’art dramatique amateur ont été conviés aux festivités.

Si l’accueil réservé au symbole olympique promet d’être haut en couleurs, cela n’a pas toujours été le cas. En 2008, le parcours de la flamme olympique avait été dévié, à de nombreuses reprises, pour cause de manifestations pro tibétaines contre les politiques chinoises, en vigueur dans la région. Des cars remplis de protestataires ont débarqué à Paris, en Belgique et aux Pays-Bas.

Ceux-ci suivaient la concurrentielle “torche tibétaine de la liberté”. La flamme olympique fut également volontairement étouffée en 2008 à Paris par des manifestants qui protestaient pour les droits de l’homme en Chine. Appelée “nuage de bon augure” ou “nuage de bonheur”, la torche olympique est une grande dame de fer. Elle peut supporter un vent de 65 km/h et une pluie de 50 mm/h. Pourtant, à quelques rares occasions, la flamme s’est éteinte. En 1976, à Montréal et en 2004 à Athènes, des vents violents ont eu raison du feu symbolique.

De la plongée le long de la barrière de corail à l’alpinisme au sommet de l’Everest, l’emblème de feu a parcouru des milliers de kilomètres en canoë, chameau ou en avion Concorde. Transformée en signal radio en 1976, la flamme avait été expédiée depuis Athènes jusqu’au Canada via un système de laser.

Pour cette édition, 8 000 coureurs se relaieront au long des 13 000 km du parcours qui, traversant le Lochness, se terminera à Londres le 27 juillet. La flamme, quant à elle, s‘éteindra lors de la cérémonie de clôture finale des Jeux.

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