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Une gestion qui doit se faire au cas par cas
Mis en ligne le 12/01/2010
Appliquer un système de rotation voire de suspension des fauchages dans la gestion des accotements routiers est-il réellement une option réaliste ? "Certaines études envisagent ce genre de formule et nous y réfléchissons", répond Brieuc Quévy, responsable de cellule Ruralité au sein du cabinet du ministre Lutgen (qui compte notamment la Nature et les Travaux publics dans son portefeuille de compétences). Mais de préciser que si l’on peut imaginer des endroits que l’on ne fauche pas, cela doit se faire au cas par cas. "Car la nature va vite reprendre ses droits, ce qui veut dire que des espèces arbustives pionnières comme les ronces, les saules ou le bouleau, vont inévitablement coloniser ces espaces, laissant moins de place pour la flore. Un paysage arboré est aussi intéressant, mais il faut trouver le bon dosage en tenant compte de la zone où l’on se trouve, s’il s’agit de milieux ouverts par exemple. Et puis il faut toujours prendre en compte les risques au niveau de la sécurité routière." Il est également vrai, observe M. Quévy, que les communes ne disposent pas toujours en leur sein, du personnel ayant la compétence et l’envie d’aller plus loin dans ce type de gestion.
La même philosophie vaut pour les abords des autoroutes où certaines expériences pilotes sont déjà menées. Sur ce point, "le ministre Lutgen étudie un projet visant à combiner une gestion de la biodiversité là où c’est possible, mais aussi à récupérer les matières valorisables à des fins énergétiques. Mais là encore, plutôt qu’une règle générale, il faut mener des évaluations en fonction du type de site et voir ce qu’une gestion particulière peut apporter à la région concernée au niveau de la biodiversité." (G.T.)
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