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"On sait que le stop ne marche pas !"
Mis en ligne le 27/08/2010
Quand Taxistop a été créé en 1979, l’organisme ne faisait rien d’autre que ce qu’organise l’ASBL VAP. "Avec l’arrivée des systèmes de banques de données, on a changé notre activité", raconte Benoît Minet.
Core business (au-delà des voitures partagées Cambio, du gardiennage de maisons, etc.) : le covoiturage. "On sait que le stop organisé, ça ne marche pas vraiment. Déjà, il faut être un certain nombre, au-delà de ce qu’on appelle la masse critique. Et puis ce n’est pas aussi simple que l’autostop classique - il suffit de passer par Delta à Bruxelles pour voir que la spontanéité convient plutôt bien à ce mode de déplacement. Non, le problème des VAP, à mon sens, c’est que leur système est trop compliqué. Et puis, même si elle ne coûte pas grand-chose, l’inscription est payante."
Tandis que l’accès aux services de Taxistop est gratuit pour les particuliers. Principe : une base de données, des piétons qui cherchent des voitures dans lesquelles monter, des conducteurs en quête de piétons pour diviser les frais (7 cents du kilomètre dans le cadre des trajets domicile-travail, 3 euros pour 100 kilomètres lors des déplacements internationaux) et casser la solitude de la voiture particulière. Taxistop compte 10 000 membres actifs, un nombre en constante évolution depuis la flambée des prix du carburant de 2008. "On a relevé une augmentation de 200 % du nombre d’inscriptions. Une hausse qu’on peut aussi évidemment imputer à la prise de conscience globale des problèmes environnementaux contemporains." Benoît Minet souligne : "Le covoiturage est aujourd’hui le second mode de déplacement en Wallonie, derrière la voiture particulière mais devant les transports en commun."
Bien sûr, le covoiturage peut s’organiser sans l’aide d’une structure dédiée à l’activité. Mais le succès de cette dernière n’est pas à sous-estimer. Désormais, ce sont les entreprises qui viennent demander les services de Taxistop, histoire de pallier la saturation de leurs parkings, mais aussi de se construire une image responsable. "Nous ne faisons plus que répondre à leurs demandes spontanées, alors que nous devions jadis les convaincre."
My. L.
Savoir Plus
Chère automobile
1,2 personne : taux d’occupation moyen d’une voiture en Belgique.
31,30 euros par mois : montant que seraient prêts à payer les conducteurs confrontés à des embouteillages pour améliorer la fluidité de la circulation automobile en Belgique. Ce chiffre est issu d’une étude Goodyear.
12 % : portion du budget des ménages belges consacrée en moyenne à la voiture. C’est plus que le montant alloué à l’école, au sport, à la santé et aux loisirs.
471 : nombre de voitures particulières pour 1 000 personnes, en Belgique. Il y en a 667 en Islande et 0,28 en République centrafricaine (données de la Banque mondiale).
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