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Wallonie et Bruxelles | Associatif
"Durable", ma commune ?
P.P.
Mis en ligne le 16/12/2009
Ça passe par ma commune" . " Ça", c’est le développement durable, éthique, solidaire. A cette enseigne, une douzaine d’associations (Oxfam, IEW et IEB, CNCD, Ligue des Familles ) se sont constituées en plate-forme, en 2006. En Wallonie et à Bruxelles, on veut par là favoriser les liens entre citoyens et communes, entre communes, entre associations partenaires, autour de trois pôles : consommation responsable (vêtements "propres", agriculture bio, etc.); gestion et planification (mobilité douce, prévention des déchets, etc.); participation citoyenne et solidarité internationale.
Et "ça" marche ? Disons, ça vient. Pour la deuxième année consécutive, la plate-forme a interrogé toutes les communes, pour dresser un état des lieux de leurs pratiques sur 14 thématiques, du commerce équitable à l’énergie durable. Contre 52 communes en 2008, 59 ont répondu cette fois : 50 communes en Wallonie (sur 262) et 9 à Bruxelles (sur 19). Les promoteurs espéraient une centaine. Allez, peut-être l’an prochain.
Constat : des registres sont bien plus développés que d’autres. Ainsi, la prévention des déchets et la mobilité douce en tête, la finance éthique et les vêtements produits dans le respect des droits sociaux à la traine. Par commune ou thématique, le site de la plate-forme recense les réponses. Attention, "ce n’est pas un concours, on ne veut pas coter les communes, mais mettre en avant des pratiques qui peuvent en inciter d’autres" , explique Estelle Fierens, permanente.
Des exemples ? A Saint-Gilles, on récupère des vieilles palettes pour construire des bacs à fleurs. A Rochefort, un partenariat public-privé est dédié à de la production d’énergie renouvelable hydraulique. À Pepinster, des jeunes fabriquent vêtements et instruments à partir de récupérations. A Saint-Gilles, on sensibilise aux achats de produits équitables. A Fexhe-le-Haut-Clocher ou Ecaussinnes, des wattmètres à disposition des citoyens débusquent les appareils électriques qui consomment tout en étant éteints. A Namur, on est revenu à l’eau du robinet dans les maisons de repos du CPAS. A Etterbeek, "Commerces chaleureux" sensibilise à l’utilisation de l’énergie. A Marchin, on valorise au CPAS des légumes bio cultivés par des stagiaires en formation maraichage. Etc.
Président du CPAS de Namur, Philippe Defeyt témoigne : "Des choses sont relativement faciles, qui sont dans l’air du temps ou subsidiées. Des tâches plus compliquées nous attendent . Celles qui touchent aux changements de comportements. Ils impliquent plus d’acteurs, dont les plus précarisés, et ils demandent du temps."
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