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Flandre | Énergies renouvelables
Le smartgrid au banc d’essai
G.T.
Mis en ligne le 30/07/2010
Appelées à occuper une part grandissante dans le mix énergétique du futur, les énergies renouvelables ont le vent en poupe. Installés sur les toits des immeubles, les panneaux solaires photovoltaïques (PV) font ainsi désormais partie du paysage, tissant peu à peu un réseau de mini-centrales électriques décentralisées. Selon les représentants du secteur, cette technologie pourrait à elle seule contribuer à satisfaire 12 % de la demande européenne en électricité à l’horizon 2020.
Problème : la multiplication de ces sources qui se caractérisent par une variabilité de la production complique singulièrement la gestion du réseau électrique. Pour garantir la stabilité de ce dernier, les gestionnaires doivent en effet maintenir en permanence un délicat équilibre entre la demande et la production d’énergie. Dans certaines zones où ce réseau est saturé, on risque donc d’en arriver à la situation absurde où l’électricité produite par des panneaux PV pourrait être perdue, faute de "tuyaux" capable de l’absorber et de la distribuer.
Pour faire tomber cette barrière, les ingénieurs planchent sur des solutions permettant une gestion "intelligente" (comprenez plus flexible, plus fine) du réseau et multiplient les expériences de "smartgrid". Présenté officiellement le 1er juin dernier, le projet pilote européen "MetaPV", qui va être testé dans les communes limbourgeoises de Lommel et d’Opglabbeek, s’inscrit dans ce mouvement. Celui-ci a pour but de valider une nouvelle technologie d’onduleur, un élément essentiel des installations PV qui convertit l’énergie produite par les panneaux en courant alternatif exploitable sur le réseau. "Ce système doit permettre d’ajuster la tension sur le réseau et d’optimiser l’injection de l’électricité produite par les PV sur les infrastructures existantes sans que l’on doive installer de nouveaux câbles qui demandent des travaux longs et couteux", commente Achim Woyte, team manager au sein de la société 3E (spécialisée dans le domaine des énergies vertes et de l’efficacité énergétique). Egalement partenaire de ce projet, le gestionnaire du réseau limbourgeois Infrax devrait de la sorte pouvoir absorber 50 % d’électricité solaire en plus qu’à l’heure actuelle pour un cout qui ne devrait pas dépasser 10 % des montants qu’exigerait un renforcement matériel du réseau.
Au total, 128 installations PV domestiques et une trentaine d’installations industrielles seront associées à cette expérience qui devrait être opérationnelle à la fin de l’année 2011.
http://www.metapv.eu
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