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Le désarroi des parents face au manque d'accueil adéquat

L.D.

Mis en ligne le 13/09/2006

Il n'est pas toujours aisé de trouver une structure qui convient au handicap de son enfant. Exemple.

Vers ses 2 ans et demi, Timothée parlait comme un enfant de son âge, «avec un vocabulaire de 100 à 150 mots», estime son papa, «puis, Tim s'est mis a régressé, le langage a commencé à disparaître. Aujourd'hui, il va avoir 7 ans, et il ne dit plus rien.» Après avoir envisagé différentes causes, dont une arriération mentale, les neurologues viennent de poser le diagnostic: Timothée est autiste.

Tristes pour son frère cadet qui souffre d'une relation très frustrante avec son aîné qui l'ignore, les parents qui se sentent par moments découragés par le peu de progrès engrangés face à la débauche d'énergie sont aujourd'hui confrontés à une nouvelle épreuve. Habitant à Auderghem, ils n'ont trouvé aucune structure d'accueil adaptée au handicap de leur enfant. Faute de solution adéquate, dès cette rentrée, Tim se retrouve donc dans un centre pour handicapés profonds où il n'a pas vraiment sa place et où il y a peu de chance qu'il puisse progresser au moment où il en a vraisemblablement le plus besoin.

Jusqu'ici, ce petit blond à croquer avait trouvé un lieu adéquat au Centre d'accueil de jour et de stimulation précoce, «Le Chat botté», situé à Sart-Risbart dans le Brabant wallon. Ouvert en septembre 2003, ce centre, qui bénéficie d'un financement conjoint de l'Office de la Naissance et de l'Enfance et de l'Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée, offre une prise en charge pluridisciplinaire et individualisée à 16 enfants âgés de 2 à 6 ans. L'équipe se compose d'une psychologue, d'une logopède, d'une assistante sociale, d'éducateurs, d'institutrices et d'un kinésithérapeute, en l'occurrence Vincent Guinchon.

Une échelle d'évaluation

Dans le rapport qu'il a rédigé suite au premier séjour auquel ont participé à Mundomar des enfants belges, l'an dernier, on peut lire: «Un enfant aurait prononcé son prénom pour la première fois; un autre s'est assis à table et est resté pour le repas pendant 30 minutes; un autre encore se brosse régulièrement les dents alors qu'il ne les desserrait pas auparavant...».

Cette année, afin d'objectiver les résultats, le centre a mis au point un questionnaire très exhaustif afin d'évaluer les progrès ou les éventuelles régressions observées chez l'enfant, après le stage. Cette échelle d'évaluation du développement sera remplie par les parents mais également par une personne extérieure à la famille, un mois après le séjour ainsi que six mois plus tard. «De cette façon, nous pourrons de manière plus rigoureuse analyser le type de progrès réalisés, dans quels domaines (autonomie, habillage, hygiène, habileté, occupation, expression, attention, alimentation, comportements sociaux...) et dans quel laps de temps», nous explique Vincent Guinchon. Un passage obligé pour se prononcer avec plus de certitude sur les bienfaits de la delphinothérapie.

«Le Chat botté», rue Sainte Wivine, 15 A à 1315 Sart-Brisart. Tél.: 010.24.31.00

© La Libre Belgique 2006

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