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Les eaux de baignade plus propres dans l'UE
Sabine Verhest
Mis en ligne le 12/06/2009
Bonne nouvelle à l’approche de l’été : la qualité des eaux de baignade ne cesse de s’améliorer dans l’Union européenne. Mauvaise nouvelle : plus de 600 sites insalubres, italiens en grande majorité, ont dû être interdits en 2008. Le rapport qu’a publié hier l’Agence européenne pour l’environnement éclaire rétrospectivement sur les endroits que les vacanciers auraient dû éviter l’été dernier. Mais il constitue quand même un indicateur intéressant pour les baigneurs.
Globalement, 96,3 % des 14551 zones de baignade côtières et 92 % des 6890 sites en eaux intérieures étaient conformes aux normes minimum de qualité. Si l’on se souvient que ces chiffres atteignaient respectivement 80 % et 52 % en 1990, on mesure le chemin parcouru. C’est que les autorités locales "doivent faire nettoyer les plages et, si elles ne le font pas, elles risquent une procédure d’infraction de la Commission", explique son responsable de l’Environnement, Stavros Dimas.
Proportionnellement à leur nombre de zones de baignade, Chypre, la Grèce, la France et Malte figurent dans le top des eaux les plus propres (plus de 90 %). L’Italie, la Finlande, la Suède, le Portugal et l’Allemagne ne se défendent globalement pas mal non plus (plus de 80 %). En Belgique en revanche, seuls 15 % des sites côtiers et 35 % des zones intérieures (lacs et rivières) répondent aux normes les plus strictes; cela ne signifie pas qu’elles aient été toutes impropres à la baignade, mais qu’elles se soient contentées de répondre aux normes minimales (lire ci-contre). Comme le relève le rapport, 13 des 116 sites du pays, soit près de 10 % des eaux, ont été déclarés non conformes aux standards minimaux de santé publique.
Sept autres pays ont été épinglés pour leur nombre important de zones de baignade insalubres: la France (118 sites, de la plage de Boulogne à celle de Barcaggio en passant par Gros Raisin en Guyane), l’Italie (47 zones, de Chioggia à Castelsardo), la Pologne (46 lieux, de Mazowieskie à Pomorskie), le Danemark (44 sites, dont Morso et Frederikssund), l’Allemagne (25 lieux, comme Lanke ou Friedrichshafen), le Royaume-Uni (25, dont Sandgate et Aberdeen) et la Lettonie (11, parmi lesquels Bauska et Sigulda). Proportionnellement à leur nombre de sites, la Bulgarie, l’Irlande et la Slovénie ne s’avèrent pas très performantes non plus.
La qualité des eaux est évaluée sur base de paramètres physiques, chimiques et microbiologiques. La couleur, ainsi que la présence de résidus d’huiles minérales pétrolifères, de bactéries coliformes (existant normalement dans les matières fécales) ou de mousses de détergents et d’acides toxiques constituent autant de paramètres pris en compte pour vérifier la qualité des mers, lacs et rivières. En Europe, 307 sites maritimes et 315 zones intérieures de baignade ont carrément dû être interdits. Ils se situent essentiellement en Italie (10 % de ses eaux douces et salées), en République tchèque (8 %), en Allemagne et en Espagne.
Globalement, résume l’Agence européenne de l’environnement, "la conformité des zones de baignade en eaux côtières avec les valeurs impératives est en moyenne meilleure sur les côtes de la mer du Nord, de l’Atlantique et de la Méditerranée que dans le reste de l’Union européenne", en mer Baltique ou en mer Noire. Les eaux intérieures de ces deux dernières régions, par contre, sont de bien meilleure qualité que celles de la Méditerranée. Où que vous vous trouviez cet été, il sera donc toujours possible de tremper les pieds dans un site propre (ou impropre).
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