La Libre.be > Société > Sciences - Santé > Article
Planète
Amsterdam l’ambitieuse
Bruno Fella
Mis en ligne le 25/09/2009
Arrivée en gare d’Amsterdam. Première chose qui saute aux yeux, un énorme parking deux étages de vélos. Le proverbial amour de la bicyclette de nos voisins est ici encouragé par la municipalité. L’heure de parking peut en effet atteindre les 5 euros dans certaines zones. Dans les années 90, c’est l’une des rares villes dont le trafic routier ait diminué. Au point que ces deux roues sont devenus le moyen de transport le plus utilisé de la capitale économique des Pays-Bas. Un résultat dont peut s’enorgueillir la Ville, mais ce n’est que l’un des nombreux leviers qu’Amsterdam compte utiliser pour améliorer l’environnement.
Privées, publiques, privées et publiques, les initiatives foisonnent pour atteindre l’objectif pour le moins ambitieux d’une réduction de 40 % des émissions de CO2.
Pour le secteur du transport, la municipalité entend offrir des primes aux particuliers et entreprises qui s’engageraient sur la voie de la voiture électrique. La Ville en a acquis quelques-unes et prévoit à terme de remplacer tout son parc automobile par des véhicules électriques. Amsterdam imagine déjà l’année 2040 où il n’y aura que l’électrique dans ses rues. Cette année, une société de taxis fera l’acquisition de trente de ces véhicules. Les transports publics marchent déjà à l’énergie renouvelable et les péniches qui stationnent le long des quais ont vu fleurir deux cents bornes pour utiliser l’électricité plutôt que de faire marcher le générateur diesel. Mais tout n’est pas rose. Les réticences des habitants sont venues à bout du projet d’interdire le centre aux véhicules les plus vieux et polluants. Quant au tram de fret qui devait desservir le port pour éviter le va-et-vient de poids lourds, il a du plomb dans l’aile : le coût de l’infrastructure devenant trop important pour les acteurs privés.
Les bâtiments connaîtront également leur révolution verte. D’abord via ceux utilisés et détenus par la Ville. Des efforts en matière d’isolation, de panneaux solaires vont être entrepris. Une délocalisation de certains services va permettre des économies de CO2. Les employés habitant en périphérie n’auront plus à rentrer dans les murs de la cité, mais seront abrités dans un immeuble dont l’infrastructure est partagée entre différentes entreprises.
Amsterdam a également un objectif d’énergie propre de 40 % pour 2025. On ne peut en effet concevoir de mettre des voitures électriques en circulation sans se soucier d’où viendra l’énergie. Pour l’instant, seulement 6 % est dite propre, dont 5 % proviennent de l’incinérateur ; le reste, de l’éolien. De grandes hélices s’élèvent déjà dans le port surplombant les marins qui chantent, mais l’avenir est dans de petites turbines.
Savoir Plus
La Ville d’Amsterdam entend réduire ses émissions de CO2 de 40 % pour 2025, par rapport à 1990.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...