La Libre.be > Société > Sciences - Santé > Article
Enquête
Les jeunes et le sexe, une question de respect
L.D.
Mis en ligne le 01/12/2009
Non, pour la grande majorité d’entre eux, les jeunes n’ont pas une sexualité dissolue. Et non encore, dans une relation, les sentiments ne sont pas accessoires. Au contraire, que ce soit à 15, 20 ou 25 ans, du couple, ils ont une idée plutôt romantique. Le plus souvent, ils sont à la recherche d’une stabilité amoureuse, et plutôt que de papillonner, ils semblent aspirer à se poser. Le sexe, ils le perçoivent avant tout comme un moment d’échange et de plaisir mutuel où le respect est une valeur essentielle. Même si certains se sont parfois sentis poussés par leur partenaire à adopter certains comportements sexuels contre leur gré, voici le constat globalement rassurant qui ressort de l’enquête "Jeunes: amour, sexe et respect", réalisée par Dedicated Research, à la demande de la Mutualité socialiste.
Abordés dans les artères commerçantes de Bruxelles et de Wallonie, plus de 1 000 jeunes âgés de 15 à 29 ans ont ainsi accepté de répondre en octobre dernier aux questions des enquêteurs. Un état des lieux dont on pourra tirer certains enseignements à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée ce mardi 1er décembre. Sélectionnés de manière aléatoire dans la rue, 62 % des jeunes avaient une relation amoureuse au moment de l’enquête, les trois quarts d’entre eux en souhaitant une perspective durable.
Et lorsqu’on leur demande de se prononcer sur l’importance de quatre qualités proposées dans le cadre d’une relation idéale, c’est le respect qui arrive en tête (99 %), juste devant la gentillesse (97 %), suivie par la beauté (71 %). La richesse? Citée par 21 %. Et pour une relation sexuelle idéale? C’est toujours le respect qui arrive en tête (92 %), suivi par la gentillesse (84 %), la beauté (68 %) et l’expérience (54 %). Si entre 15 et 17 ans, 42% des filles et 38 % des garçons n’ont eu des rapports sexuels qu’avec un(e) partenaire, entre 25 et 29 ans, ils sont encore respectivement 16 et 10 % dans ce cas. Tous âges confondus, au cours des six derniers mois, 73 % des jeunes filles et 61 % des garçons ont eu une relation stable et unique. Lorsqu’ils se trouvent dans cette situation, 22 % utilisent parfois un préservatif, 21 % toujours et 51 % jamais. Les raisons évoquées pour ne pas utiliser le préservatif? Le fait d’être avec son partenaire depuis un certain temps et/ou de bien le connaître pour 55 %, d’avoir fait un test de dépistage (8 %), de ne pas avoir de préservatif sur soi (7 %) ou, plus simplement, de ne pas vouloir (6 %). Estiment-ils que le fait d’utiliser un préservatif soit un signe de respect envers le partenaire? Tout à fait pour 53 % et assez bien pour 32 %.
Pensent-ils au sida lorsqu’ils ont des relations sexuelles? Jamais pour 40 %, rarement pour 34 %, souvent pour 16 % et toujours pour 7 %. On en déduira que, fille ou garçon, moins d’un jeune sur 4 sexuellement actif craint le sida.
Quant à savoir s’ils estiment que les relations sexuelles sont indispensables pour qu’une relation amoureuse soit épanouie, ils sont partagés. La réponse est oui pour 52 % des jeunes; 25 % estimant que c’est un plus mais que ce n’est pas indispensable, alors que 13 % trouvent qu’une relation peut être épanouie sans qu’il y ait de relations sexuelles et que 7 % sont d’avis qu’il n’est pas nécessaire d’aimer l’autre pour avoir des relations sexuelles
10mn28 pour gravir l’Empire...
Barack Obama teste une arme redoutable
Parodie: Sarkozy face à la crise
Charles et Camilla fêtent Dickens