Beaucoup moins d'antidépresseurs à domicile qu'en maison de repos
Un résident dans une maison de repos consomme beaucoup plus d'antidépresseurs et d'antipsychotiques qu'une personne âgée soignée à domicile et ce, à degré de dépendance comparable.
- Publié le 12-05-2011 à 14h00

Un résident dans une maison de repos consomme beaucoup plus d'antidépresseurs et d'antipsychotiques qu'une personne âgée soignée à domicile et ce, à degré de dépendance comparable. Par ailleurs, un quart des personnes en maison de repos consomment des médicaments peu appropriés pour leur âge.
Telles sont les principales conclusions d'une étude de la Mutualité chrétienne (MC) publiée jeudi et menée en 2009 auprès de 60.000 membres résidant dans 1.084 institutions. L'étude montre d'abord que 41,7% des membres MC séjournant dans une maison de repos ont consommé des antidépresseurs durant au moins 30 jours et 21,7% des antipsychotiques au minimum 30 jours.
L'étude révèle des différences notables de consommations entre les institutions. La consommation d'antidépresseurs varie du simple au double, soit de 30 à 59% et celle d'antipsychotiques de 9 à 35%. Il ressort également de l'enquête que 26% des résidents MC se sont vu administrer un produit figurant sur la liste de Beers, qui reprend les médicaments peu appropriés pour les personnes âgées à cause des effets secondaires.
L'étude montre aussi qu'à profil de dépendance comparable, 43,2% des résidents en maison de repos consomment des antidépresseurs, contre 31,7% pour les personnes soignées à domicile. Les résidents ont aussi été deux fois plus nombreux à consommer des antipsychotiques que les patients à domicile. L'enquête révèle enfin que la consommation des antidépresseurs et antipsychotiques en maisons de repos n'est pas plus importante après une hospitalisation.
