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TABAGISME
Promis juré, le 1er janvier j'arrête
L. D.
Mis en ligne le 05/12/2002
Alors que le décompte nous rapprochant des bonnes résolutions du jour de l'an neuf est amorcé, se pose une question parmi d'autres: combien seront-ils à profiter de cette symbolique occasion pour se lancer dans la grande aventure du sevrage tabagique?
Bien moins nombreux qu'on pourrait le penser, s'il faut en croire une étude pan-européenne sur le comportement des fumeurs et leurs motivations pour arrêter de fumer. Financée par les laboratoires Glaxo SmithKline qui commercialisent notamment le Bupropion sous le nom de Zyban, cette étude qui a été menée l'an dernier en Belgique, Grande-Bretagne, France, Pays-Bas, Espagne, Allemagne et Australie, révèle en effet que seuls 3 pc des 2139 personnes interrogées à cette occasion (dont 330 en Belgique) choisiront le 1er janvier pour tenter d'abandonner la cigarette.
Cela dit, tous fumeurs, tous pays et toutes années confondues, un tiers (32pc) a, au moins une fois, essayé d'arrêter le 1er janvier. À peine un fumeur sur cinq (18pc) estime que prendre cette résolution le jour de l'an constitue vraiment une bonne manière de bien commencer l'année. Pourtant, plus des trois quarts des fumeurs (78pc) aimeraient ne plus dépendre du tabac en 2003. En Belgique, ils sont même 81pc dans cet état d'esprit.
L'amour pour motivation
Alors qu'est-ce qui pourrait bien les motiver? L'amour, peut-être. De fait, 60pc des fumeurs interrogés (69pc parmi les Belges contre 56pc chez les Français) arrêteraient la cigarette si celle-ci devait affecter leur vie sentimentale. Sachant que la moitié des fumeurs partagent la vie d'un non-fumeur, 36pc déclarent être prêts à arrêter sur la demande de leur partenaire. Cela dit, à choisir entre l'abstinence sexuelle ou tabagique, un mois durant, 63pc de nos compatriotes pensent que la première serait plus facile à vivre que la seconde.
Non, la principale source de motivation est, pour 68pc des Belges interrogés, le risque d'encourir des problèmes de santé majeurs, bien que seuls 8pc redoutent les effets du tabagisme sur leur apparence, qu'ils se traduisent par le vieillissement de la peau ou des dents jaunes. Alors que 56pc des fumeurs français sont préoccupés par leur manque de souffle pendant leurs activités physiques, seuls 38pc des Belges sont inquiets à ce niveau. Particulièrement ouverts à toutes méthodes de sevrage tabagique, 7pc des Français ont essayé l'acuponcture contre seulement 2pc de Britanniques.
Une chose est sûre: ce n'est pas le gout de la cigarette qu'apprécient les fumeurs. Seuls 11pc des Belges aiment le gout du tabac, pour 25pc des Allemands, peuple au sein duquel on trouve le plus grand taux de fumeurs satisfaits puisqu'un quart d'entre eux prétend ne pas avoir le moindre souci au niveau de leur assuétude. Plus de la moitié des fumeurs belges déteste toutefois l'odeur laissée par la cigarette dans les vêtements et près de la moitié reconnait que le tabac les prive d'une partie des plaisirs de la table. Mais il y a pire, près des deux tiers disent carrément exécrer leur dépendance au tabac.
Pourquoi donc fument nos concitoyens? Pour se libérer du stress et se détendre, répondent 69pc d'entre eux, ce qui les place largement au-dessus de la moyenne européenne à ce niveau.
Pourtant, cela ne fait pas l'ombre d'un doute: tous les ex-fumeurs interrogés reconnaissent avoir ressenti une amélioration de leur qualité de vie depuis le sevrage: plus de la moitié (54pc) se sentent plus actifs, le tiers (31pc) estime avoir plus d'énergie, le quart (26pc) se dit plus détendu et 18pc ont constaté une amélioration au niveau de leurs relations sentimentales.
© La Libre Belgique 2002
Savoir Plus
Baptisée en Belgique `Arrêter de fumer. Ici on en parle´, une nouvelle campagne anti-tabac est lancée, avec l'utopique ambition d'une société de non-fumeurs en 2003. Visant une fois de plus à sensibiliser les fumeurs actifs et passifs aux effets délétères du tabagisme, cette opération a pour but d'inciter les fumeurs à se rendre chez leur médecin afin d'obtenir soutien et conseils sur la meilleure façon d'arriver au sevrage tabagique. Pancartes distribuées aux médecins généralistes et spécialistes, autocollants et petits carnets journaliers serviront de supports à cette campagne. Sous le thème `Arrêter de fumer: neuf semaines pour retrouver la liberté´, ces petits agendas permettront aux patients de noter au fil de cette période de référence, le nombre de cigarettes fumées, les éventuels effets secondaires ressentis suite au sevrage (fatigue, boulimie, nervosité, angoisse) l'épargne financière réalisée, soit autant d'indices d'encouragement dans cette délicate entreprise.
Parrain de cette campagne baptisée `Smoke free in 2003´ au niveau européen, l'ex-star du football, Gary Lineker entamait à Bruxelles sa tournée européenne pour le lancement de la campagne.. (L. D.)
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