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Le plus beau bateau du monde
Mis en ligne le 17/12/2011
Il est visible de loin, avec ses 14 ponts et sa haute cheminée. Pour la première fois depuis sa sortie des chantiers navals, le "Queen Mary 2" faisait escale le week-end dernier à Zeebruges.
La plus grande partie de ses 2 600 passagers ont quitté le bord tôt le matin, pour se rendre en autocar à Bruges, à Gand, voire à Bruxelles. Dès la soirée, le bateau mettait le cap sur Southampton, la base mondiale de la compagnie Cunard.
Le paquebot s’est spécialisé dans les mythiques transatlantiques, entre la Grande-Bretagne et New York, et inversement.
Il faut se libérer de toutes les images ou expériences sur les bateaux-usines qui sillonnent les mers, toujours plus immenses, toujours plus impersonnels. Pas question ici de cabines uniformisées, de restaurants rectilignes qui font penser à une cafétéria, et du brouhaha constant soutenu par une sono agressive.
Tout est au contraire "calme, luxe et volupté". Des boiseries omniprésentes aux tapis profonds, tout ici fait penser aux années 20 et 30. La moindre faute de goût a été traquée et effectivement éradiquée.
On ne va pas d’un point de l’océan à un autre, on profite de chaque instant, à une vitesse spontanément adaptée. Pas de course contre-la-montre, mais une promenade de six jours et de six nuits avant l’arrivée, à l’aube, devant Manhattan. Un pourtant habitué ne trouve pas de mots pour décrire ce spectacle unique.
La vie à bord est un long moment exclusif. Elle est rythmée par les promenades sur les nombreux ponts ou une retraite paisible pour un moment de lecture (avec une bibliothèque de 10 000 livres !) dans un des salons feutrés.
A moins qu’on ne préfère les piscines, intérieures et extérieures. Les amateurs de cigare disposent d’un salon privé tandis que les praticiens du golf peuvent utiliser un simulateur leur permettant de jouer sur tous les greens du monde.
La plus grande salle de restaurant, le "Britannia", est construite en escaliers, ce qui privilégie des repas cosy, avec serveurs en gants blancs. On ne s’y rend d’ailleurs pas en bermuda, et le smoking (ou costume sombre) est de rigueur le soir.
Quant à la salle de bal, c’est la plus grande jamais embarquée, comme celles, d’ailleurs, de spectacle et de cinéma. S’ajoutent aussi un Spa, une salle de sports, un casino, etc.
Tout cela a un coût évidemment, ce qui ne semble pourtant pas effrayer les croisiéristes. Il faut préciser qu’il existe plusieurs classes de cabines, les plus prisées (tout en restant raisonnables) sont celles avec balcon privé. A chaque traversée, on ne trouve plus une cabine de libre sur le "Queen Mary 2". Il faut réserver une année à l’avance.
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