La Libre.be > Société > Voyage > Article
kenya
Au Kenya,sur les traces des Big Five
Pauline Higuet
Mis en ligne le 06/12/2009
DEPUIS TOUJOURS, LE KENYA FAIT RÊVER les amateurs d’aventure : une nature grandiose, des animaux sauvages à observer dans leur élément, des paysages époustouflants. C’est aux safaris que le Kenya doit sa renommée internationale. C’est vers ce pays que s’envolent tous ceux qui rêvent au "Big Five" : observer les cinq grands d’Afrique - l’éléphant, le lion, le rhinocéros, le léopard et le buffle. Dans le sud-est du pays, deux parcs nationaux offrent cette possibilité : Tsavo et Amboseli.
Tsavo East National Park met des couleurs plein la vue : la terre orange (qui donne cette teinte si particulière aux animaux), la nature verte et le ciel bleu composent un mélange détonnant. Des couleurs qui semblent parfois irréelles, tellement loin des tons de nos régions. Mais une fois en route, il ne faut pas s’arrêter aux couleurs, il faut avoir les yeux partout, guetter chaque mouvement. Ils peuvent être n’importe où, ces animaux qu’on attend impatiemment de voir. " Là-bas, ces taches, ce sont des éléphants ", informe le guide. Ils sont vraiment loin, mais ce sont les premiers que vous voyez. Alors, vous vous enthousiasmez. Si vous saviez ce qui vous attend par la suite Peut-être faudra-t-il un peu de patience, le temps de s’enfoncer un peu plus dans le parc, mais rassurez-vous, comme nous l’a confié notre guide : " Faire un safari sans croiser aucun animal, c’est vraiment compliqué ! " Et ça y est, l’excitation monte, là, sur la droite, des impalas, ces petites gazelles si gracieuses. Et sur la gauche, oui, ce sont bien les rayures noir et blanc d’un groupe de zèbres ! Plus question de s’assoir maintenant, vous restez debout dans votre camionnette, la tête passant par le toit, aux aguets. Des lions, des guépards, des autruches, des buffles, des dik-diks, des waterbucks et même des babouins parsèmeront votre chemin. Laissez trainer vos yeux, les animaux sont partout. Vous regardez un troupeau d’éléphants sur votre droite et, sur votre gauche, dans votre dos, il y a un autre pachyderme, adossé à un arbre, là, juste à cinq mètres. Car à Tsavo East, ce sont surtout les éléphants qui s’exposent aux objectifs. Des éléphants que ne semble pas perturber la présence des jeeps et autres petites camionnettes blanches. Ce sont eux qui font la loi et, quand une famille a établi son itinéraire, à vous de vous arrêter et de vous contenter d’admirer, en silence, le spectacle qu’offrent ces pachydermes en vous coupant la route.
Quelques kilomètres plus loin, le parc Amboseli s’étend dans un décor grandiose, juste au pied du Kilimandjaro, dont les neiges éternelles ne sont plus ce qu’elles étaient. Ici, ce qui frappe, c’est la poussière, la sècheresse. On est bien loin de la verdure luxuriante de Tsavo East. Cette sècheresse explique d’ailleurs le calme et la discrétion des animaux. On se croirait presque dans le désert, de nombreux squelettes jonchent le sol. C’est ça aussi le règne animal. Amboseli est moins vaste que Tsavo, les différentes espèces se côtoient de près. Eléphants et hyènes se retrouvent sur le même territoire, tandis que zèbres et gazelles paissent paisiblement à quelques dizaines de mètres d’un lion et d’une lionne assoupis sous un arbuste. Quelques points d’eau permettent d’apercevoir des girafes, les pattes de devant écartées et la tête baissée, cette position si typique qu’elles adoptent pour boire, ou encore un hippopotame déambulant de sa démarche lourde. Plus on se dirige vers les montagnes, plus le décor verdit. Les fameux acacias parasol, vers lesquels les girafes tendent le cou pour se nourrir, se comptent en nombre.
Des girafes, on en rencontre beaucoup à Tsavo West. Peu farouches, elles se nourrissent le long des chemins et ne se laissent pas le moins du monde perturber par les véhicules des photographes amateurs. Les Mzima Springs valent aussi le détour. Dans un décor magnifique, les eaux limpides de la rivière Tsavo jaillissent de terre, pour la plus grande joie des hippopotames et crocodiles qui y pataugent.
Pour se reposer, des lodges ont poussé en bordure de tous les parcs. Particulièrement bien situés, ces hôtels ont la particularité de s’être implantés à proximité de points d’eau. Il est donc possible, de la terrasse du restaurant ou de votre chambre, d’observer éléphants, gazelles, lions ou encore guépards, des animaux particulièrement actifs de la tombée de la nuit au lever du jour. Il vaut donc mieux se coucher tard ou se lever tôt pour parvenir à les apercevoir. Ces conseils valent aussi pour arpenter les pistes des parcs et en prendre plein la vue.
Pour ceux que ces horaires rebuteraient, les animaux sont bien entendu visibles à toute heure, mais moins actifs. Et puis, ceux-là pourront se remettre de leur safari en passant ensuite quelques jours sur les plages de sable blanc, face à la mer turquoise, de Mombasa Sud.
Le rire "communicatif" du...
François Fillon à Bruxelles
Le trophée de l'Euro 2012 se...
Il saute d'un hélicoptère...