Cyclisme Le champion britannique a subi un contrôle antidopage positif le 7 septembre dernier sur la Vuelta.

Petit coup de tonnerre ce mardi matin dans le monde du cyclisme avec l'annonce du contrôle positif de Chris Froome lors de la dernière Vuelta, qu'il a superbement remportée.

Il a été détecté dans les urines du coureur de la Sky une concentration excessive de Salbutamol: 2.000 nanogrammes par millilitre (ng/ml). Le seuil de l'AMA (Agence Mondiale Antidopage) est, pour info, de 1.000 ng/ml. Ce médicament est utilisé pour traiter les difficultés respiratoires provoquées par des maladies telles que l’asthme et les bronchites chroniques.

D'autres coureurs par le passé ont aussi fait les frais d'un contrôle positif au Salbutamol.

Diego Ulissi

L'Italien est sans doute le cas qui ressemble le plus à Chris Froome. En 2014, 1.900 ng/ml est retrouvées dans les urines d'Ulissi lors du Tour d'Italie soit un peu moins que Froome. A l'époque, il avait été suspendu pour une durée de 9 mois rétroactivement par la fédération suisse de cyclisme.

Alessandro Petacchi

Le brillant sprinteur est aussi tombé pour cette substance en 2007, toujours au Tour d'Italie. Une dose d'environ 1,352 ng/ml de Salbutamol avait été détectée chez Petacchi après son sprint victorieux à Pinerolo. Il avait été suspendu, à l'époque, pour une durée de 10 mois entre octobre 2007 et août 2008 bien que le TAS ait reconnu que cette substance ne l'avait pas aidé à améliorer ses performances.  

Leonardo Piepoli

Même endroit: Tour d'Italie 2007, le coureur de la défunte et sulfureuse Saunier Duval est contrôlé positif au Salbutamol. Piepoli s'en est finalement tiré sans aucune suspension. L'Italien avait réussi à prouver que son utilisation était dûe à son asthme et pas pour améliorer ses performances.

Miguel Indurain

Le quintuple vainqueur du Tour de France a aussi fait l'objet d'un contrôle positif au Salbutamol. C'était au Tour de l'Oise en 1994. Si cette substance était à l'époque proscrite par le Ministre français des sports, l'UCI acceptait, sous réserve d'une prescription médicale, son usage. L'Espagnol n'avait dès lors écopé d'aucune sanction.

Igor Gonzalez de Galdeano

Le cas de l'Espagnol résume le flou qui règne autour de cette substance. Testé positif en 2002 sur le Tour de France au Salbutamol, le Basque n'a pas été sanctionné par l'UCI. Par contre, il n'a pas pu prendre part à la moindre course sur le sol français l'année suivante après avoir été suspendu par le CPLD (l'ancêtre de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage). De fait, il n'a pas pris part à la Grande Boucle 2003.