Cyclisme Roi des classiques wallonnes, l’Espagnol a toujours échoué à l’Amstel.

Valverde par-ci, Valverde par là… L’Espagnol est incontournable en ce début de saison. Le vétéran de la Movistar est tout simplement impressionnant, avec déjà neuf victoires cette année, dont le Tour de Catalogne. Roi des victoires cette année (bien devant les sprinters), sa force affichée lors des premiers mois de compétitions fait de lui le grand favori pour les classiques ardennaises.

Pour la Flèche wallonne, dont il est le recordman, avec cinq victoires (dont les quatre dernières éditions !) et Liège-Bastogne-Liège, qu’il a remporté quatre fois. Par contre, il a toujours échoué à l’Amstel Gold Race. Malgré de nombreuses tentatives, il n’a jamais pu finir premier de la classique batave : il s’y est classé deux fois deuxième. En 2015, quand il avait été surpris au sprint par Michal Kwiatkowski, "un rien plus rapide que moi", regrettait-il à l’époque. Et 2013, quand il avait gagné le sprint derrière Kreuziger, arrivé en solitaire ("dommage, car je m’y sentais fort", déplorait-il). Il s’était aussi classé une fois troisième (en 2008) de l’Amstel Gold Race, mais aussi une fois quatrième (en 2014) et une fois sixième (en 2007).

Une course moins difficile

A croire que le Limbourg néerlandais ne lui réussit pas, car il avait également échoué lors du championnat du monde à Valkenburg, en 2012, qu’il avait fini à la troisième place, à quelques longueurs de Philippe Gilbert.

"Des trois classiques ardennaises, l’Amstel est sans doute celle qui me convient le moins", a-t-il souvent répété ces dernières années. "J’ai pourtant souvent essayé de la remporter. Et je le ferai encore."

S’il n’a jamais réussi à dompter le Cauberg pour la victoire, Alejandro Valverde avait regretté le changement de parcours, l’an passé.

"Cette épreuve reste exigeante, mais elle l’est moins que dans son ancienne version, analyse-t-il. Il n’y a plus une grosse sélection comme lorsque nous finissions au Cauberg ou juste après. Mais comme l’Amstel Gold Race est la seule classique ardennaise que je n’ai jamais remportée, je reste très motivé par cette course."