Cyclisme

A priori, Tom Boonen échappera donc à toute sanction sportive. Pourtant, le coureur campinois risque bien de payer sa faute pendant quelque temps encore. Hier déjà, le directeur du Tour de Suisse (qui débute samedi à Langau) a annoncé qu'il était hors de question que l'ancien champion du monde dispute son épreuve.

Boonen va ainsi manquer la dernière phase de sa préparation au Tour de France mais cela n'a aucune importance car on voit mal le coureur se présenter au départ de la Grande Boucle, le samedi 5 juillet à Brest. A vrai dire, il n'y a sans doute aucune chance que Tom Boonen aille au Tour cette année.

Même si les dirigeants d'ASO ont préféré ne pas réagir hier, annonçant malgré tout qu'ils laissaient la décision à l'équipe Quick-Step d'engager ou non Boonen sur leur épreuve, ce simple fait sonne comme une condamnation.

"Il faut attendre la position de Tom Boonen et du manager de l'équipe Quick Step, Patrick Lefevere, savoir s'il va avouer, demander une contre-expertise, savoir s'il décide de prendre du recul et de ne pas disputer le Tour de France", a dit Gilbert Ysern, directeur général délégué du groupe ASO.

Il faut dire qu'ASO ne tient absolument pas à revivre un Tour "pollué" par des affaires comme celui de l'an dernier. Quick Step, comme les dix-neuf autres équipes engagées au Tour, a signé récemment la charte éthique dans laquelle les managers se sont engagés, notamment, à ne pas aligner de coureur sous le coup d'une procédure disciplinaire ou d'une affaire de dopage. Or, Tom Boonen fait l'objet d'une enquête judiciaire pour consommation et détention de cocaïne...