Cyclisme L'équipe Quick Step-Davitamon a pris quasi toute la finale à son compte, Servais Knaven jouant l' homme-orchestre pour organiser la poursuite derrière les trois courageux du jour, Tosatto, Scholtz et l'inévitable Piil, dont les batteries semblent décidément ne jamais vouloir faiblir. Il était donc clair que les hommes forts de la formation belge tenteraient leur chance dans le final relativement sélectif de cette deuxième étape bretonne. Sélectif, certes, mais sans doute pas assez pour Paolo Bettini et un peu trop pour Tom Boonen, même si le sprinter belge s'était imposé à Angers dans une arrivée qui était tout sauf facile.

«Nous avions décidé à l'avance que Paolo (Bettini) jouerait sa carte dans les deux derniers kilomètres, commentait Boonen après coup. Pour ma part, je devais tenter de suivre le mouvement, en deuxième rideau, et, éventuellement, profiter de la situation au cas où notre finisseur italien échouerait. Malheureusement, lorsque Bettini s'est relevé pour ne pas amener la victoire sur un plateau à McEwen, je n'étais plus très fringant. En plus, Kirchen avait placé un démarrage et il avait fait très mal à tout le monde. Seul Hushovd, bien aidé par Dean, a pu s'arracher pour finalement l'emporter dans les derniers mètres. Je termine 6 e et je ne pouvais vraiment pas faire mieux.» Il précède quand même Brochard, O'Grady et Hondo, ce qui signifie qu'il a sprinté plus qu'honorablement. «En réalité, on ne peut même pas parler de sprint massif, surenchérit l'Anversois. Chacun y a été de son effort personnel et a terminé comme il a pu. »

«Je n'ai pas peur de ce qui est encore à venir»

Ces trois ou quatre derniers jours, les coureurs n'ont pas été épargnés par le mauvais temps. Les organismes sont manifestement fatigués et la journée de repos sera la bienvenue pour tous. «La pluie, le vent et le froid, combinés aux efforts déployés ces 9 derniers jours, sont de plus en plus difficiles à supporter, explique Boonen. Je vois vraiment arriver ces prochaines 24 heures avec plaisir. Heureusement que nous pouvons faire cette liaison de 600km en avion. Nous pourrons donc jouir tout à loisir de la journée de lundi. Je ne pense pas faire beaucoup de vélo. Deux heures sans doute. Pour le reste, je ne rechercherai que le calme et la tranquillité. J'ai aussi l'intention de beaucoup dormir.»

Sans doute en se repassant dans la tête cette belle victoire d'Angers et en rêvant, certainement, à d'autres succès. Et l'Anversois de conclure: «Je n'appréhende pas particulièrement la deuxième partie de ce Tour. De toute façon, tous les sprinters seront dans le même bateau.»

© La Libre Belgique 2004