Cyclisme

Après deux étapes promises aux rouleurs et aux sprinteurs, le peloton de la Vuelta devait en découdre avec une première arrivée en montagne. Dans un final très animé, Vincenzo Nibali a fait parler toute son intelligence de course pour venir couper la ligne en première position. Le coureur de la Bahrain-Merida a accéléré au bon moment dans le dernier kilomètre pour s’offrir un beau succès à Andorre-la-Vieille.

Dans le même temps, Chris Froome est allé chercher le maillot rouge de leader pour deux petites secondes devant David de la Cruz.

Cette étape a en tout cas tenu toutes ses promesses ! Les trois ascensions de la journée ont usé les organismes et la dernière, le col de la Comella (4,3 km à 8,6 %, 2e catégorie), a vu Chris Froome passer à l’offensive, dans son style bien caractéristique. Dans un premier temps, seul Esteban Chaves, complètement transformé par rapport au mois de juillet, a réussi à prendre le sillage du Britannique, avant de voir Bardet et Aru revenir dans la descente sur le duo de tête. Nibali a quant à lui opéré la jonction sous la flamme rouge avant de faire parler ses talents de finisseur.

Il faut aussi signaler qu’avant cette attaque du quadruple vainqueur du Tour de France, la Sky avait imposé un rythme très éprouvant qui avait fait sauter des garçons comme Barguil, Zakarin, Alaphilippe ou encore… Contador !

Lampaert a logiquement cédé

L’Espagnol a perdu plus de 2:30 sur Nibali et a probablement déjà dit adieu à ses rêves de succès sur la Vuelta. Pire, lâché très tôt dans les ascensions, sa présence même au sein de la Vuelta peut être remise en question.

A noter que Chris Froome est allé chercher 3 secondes de bonification au sprint intermédiaire et au classement général, il a pris les commandes pour… 2 secondes ! Le miracle n’a pas eu lieu pour Yves Lampaert qui a logiquement été décramponné rapidement dans cette journée montagneuse.

"Je ne m’attendais pas à avoir le maillot rouge aussi tôt dans La Vuelta", a avoué Froome juste après le podium protocolaire. "C’est une surprise très agréable. Je pense que c’est le fruit d’un travail intense, notamment de mes équipiers. J’ai déjà perdu La Vuelta pour 13 secondes donc je vais me battre pour chaque seconde. Ça faisait longtemps que je n’avais pas porté le maillot rouge (1 jour en 2011). C’est un sentiment génial de le revêtir à nouveau. Ça fait longtemps que je pense à me retrouver dans cette position et j’ai beaucoup travaillé après le Tour pour y arriver. Il va être difficile de le garder jusqu’à la fin, avec les bonifications. Le premier groupe de coureurs n’est qu’à deux secondes, c’est encore très serré. Je ne m’attends pas à garder le maillot rouge jusqu’à la fin mais je vais me battre."